Émile Ernault

Élements biographiques

Portrait de Émile Ernault Émile Ernault Petite grammaire bretonne

L’impératif et les subjonctifs que nous venons de voir sont partout conjugués personnellement, c’est-à-dire avec une forme spéciale à chaque personne, ce qui dispense le plus souvent d’exprimer le sujet.
L’autre mode qui reste à étudier, l’indicatif, peut presque toujours être traité de même.
Nous en connaissons déjà plusieurs temps. Car l’indicatif futur est identique au subj. présent, sauf la particule ra ou da : kanin, kanin je chanterai, kani tu chanteras, etc. Le conditionnel répond, dans les mêmes conditions, au subj. imparfait : kanfen, kanzen, kanjen je chanterais.
Source : Wikisource

Portrait de Émile Ernault Émile Ernault Gwerziou Barz ar Gouet

Inversement, on trouvera, en dehors d’imitations moins directes, trois pièces bien connues dans la poésie française, dont j’ai tâché de faire goûter aux Bretons le charme délicat.
2. — Bien des gens se figurent que les amis du breton sont opposés à l’étude du français et aux idées de science et de progrès. C’est une erreur complète.
Le génie national de la Bretagne celtique est distinct de celui des autres parties de la vieille Gaule latinisée par César ; ce n’est pas une raison pour qu’il en soit l’ennemi.
Source : Wikisource

Portrait de Émile Ernault Émile Ernault Petite grammaire bretonne

Le verbe être est plus riche en formes que tous les autres. On peut y distinguer du conditionnel présent et passé (respectivement befen et bizen) , un aoriste d’habitude, ben, qui ne se confond pas toujours avec eux.
Il y a trois présents personnels de l’indicatif :
L’un, bezan, hezann, tréc. bean^ bezez, tréc. bées, etc., répond à kanah, kanes pour la forme, mais quant à remploi c’est seulement un présent d’habitude. Il est souvent remplacé en Tréguier par l’aoriste ben, etc. : pa vezan skuiz e kouskan quand (toutes les fois que) je suis fatigué, je dors.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature