Résumé

Portrait de Émile Ernault Émile Ernault Petite grammaire bretonne

L’impératif et les subjonctifs que nous venons de voir sont partout conjugués personnellement, c’est-à-dire avec une forme spéciale à chaque personne, ce qui dispense le plus souvent d’exprimer le sujet.
L’autre mode qui reste à étudier, l’indicatif, peut presque toujours être traité de même.
Nous en connaissons déjà plusieurs temps. Car l’indicatif futur est identique au subj. présent, sauf la particule ra ou da : kanin, kanin je chanterai, kani tu chanteras, etc. Le conditionnel répond, dans les mêmes conditions, au subj. imparfait : kanfen, kanzen, kanjen je chanterais.
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Le verbe être est plus riche en formes que tous les autres. On peut y distinguer du conditionnel présent et passé (respectivement befen et bizen) , un aoriste d’habitude, ben, qui ne se confond pas toujours avec eux.
Il y a trois présents personnels de l’indicatif :
L’un, bezan, hezann, tréc. bean^ bezez, tréc. bées, etc., répond à kanah, kanes pour la forme, mais quant à remploi c’est seulement un présent d’habitude. Il est souvent remplacé en Tréguier par l’aoriste ben, etc. : pa vezan skuiz e kouskan quand (toutes les fois que) je suis fatigué, je dors.
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On voit que le verbe affirmalif se met au singulier, s’il a pour sujet un nom pluriel. Quand il y a négation, il se met au pluriel, s’il vient après le sujet : tréc. ’dei ket ma breiideur, ou ma breudeur ne deint ket mes frères ne viendront pas. Remarquer aussi les deux nuances de eo, e : tréc. klanv e il est malade ;. givir e c’est vrai ; héhv e c’est lui.
Il y a également trois imparfaits de l’indicatif :
1o bezen, bezez, etc., comme kanen ; c’est, ici, un imparfait d’habitude. Les Trécorois le remplacent par le conditionnel en -zen, vizen, vijen.
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