Résumé

A. Mézières Lord et lady Byron - Les confidences de Mistress Beecher Stowe

Une œuvre d’histoire, d’informations exactes, où l’on cherche la vérité sans parti-pris, ne s’écrit pas sur ce ton. Ce que mistress Beecher Stowe appelle la vérité, ce n’est pas ce qui résulte de l’étude comparative et impartiale des faits, c’est ce qui flatte sa passion. Ou elle se trompe elle-même, ou elle nous trompe. Elle parle en inspirée et en dupe, non en historien.
A-t-elle du moins servi la cause qu’elle prétendait relever ? a-t-elle replacé sur le piédestal d’où la comtesse Guiccioli la faisait descendre la pure image de lady Byron?
Source : Wikisource

A. Mézières Lord et lady Byron - Les confidences de Mistress Beecher Stowe

En se séparant de lord Byron comme elle le fit, elle ne se bornait pas à reconquérir sa liberté, — ce qui était son droit, — elle attirait sur la tête de son mari un châtiment qui dépassait la mesure d’un désaccord domestique, et qu’une femme plus généreuse eût eu à cœur de lui épargner. Lorsqu’on vit une personne aussi estimée que lady Byron, une jeune mère que l’on citait comme un modèle de vertu, quitter la maison conjugale, lorsqu’on la vit surtout garder un silence systématique sur les causes de son départ, on en conclut que les fautes de son mari étaient trop graves pour être révélées.
Source : Wikisource

A. Mézières Lord et lady Byron - Les confidences de Mistress Beecher Stowe

Dans un pays où les femmes exercent sur les hommes un empire illimité, pouvait-on laisser imprimer que lady Byron avait plus de torts envers son mari que celui-ci n’en avait envers elle ? S’il y avait eu un démêlé entre le mari et la femme, n’était-ce pas nécessairement la femme qui avait raison, le mari qui était criminel ? L’honneur de son sexe imposait à mistress Beecher Stowe l’obligation de combattre pour la défense du droit, de la vérité, de la justice.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature