Résumé

A. de Malarce Revue des Deux Mondes T.99, 1872

Ainsi un ouvrier qui à vingt ans aurait pris la résolution d’économiser chaque semaine sur sa paie et d’ajouter à son livret une pièce de 1 fr. se serait créé pour lui-même un capital de 3,000 fr. qu’il pourrait toucher à l’âge de cinquante-trois ans. Ce n’est pas tout : en maintenant sa résolution d’économiser 1 franc par semaine, cet homme s’est sauvé de bien des tentations de dépenses futiles ou malsaines. C’est pourquoi les Anglais ont deux fois raison d’appeler les caisses d’épargne savings-banks, banques de salut.
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A. de Malarce Revue des Deux Mondes T.99, 1872

Aussi les hommes d’état anglais, qui sont en même temps et les plus habiles financiers du monde et les plus sages meneurs de peuples, s’appliquent-ils à multiplier dans toutes les parties de la société britannique les caisses d’épargne comme les meilleurs instrumens de l’ordre, comme les auxiliaires les plus actifs de la prévoyance, qu’ils considèrent comme la première vertu de la civilisation.
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A. de Malarce Revue des Deux Mondes T.99, 1872

Là surtout se trouvent, en temps de crise, ceux qu’on nomme les pauvres honteux, parce qu’ils se résignent et souffrent très souvent ignorés.
L’affaire des caisses d’épargne pendant le siège de Paris est une des pages les plus curieuses et les plus édifiantes de l’histoire de notre temps ; c’est grâce aux ouvriers déposans de Paris que l’institution des caisses d’épargne peut se dire désormais en France à toute épreuve, car quelle épreuve peut-on redouter plus violente et de plus longue durée ?
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