Résumé

A la mémoire de M. François-Romain Bouvrain… (1866)

L'abbé Bouvrain avait sur lui ses habits sacerdotaux, son calice dans la main, et tout à l'entour des palmes et des fleurs jetées pêle-mêle : la foule laissa M. Bouvrain s'approcher de l'estrade. « C'est le père du saint qui arrive », disait-on de tous côtés.
En ce jour-là, M. Bouvrain avait été atteint au cœur; j'ai toujours pensé qu'il avait rapporté de Saint-Tropez le germe de la maladie dont il est mort. La dernière année de sa vie a été chargée de souffrances; il s'est vu dépérir, et il disait : « C'est bon de mourir tout doucement, cela donne le temps de se préparer. »
Source : Gallica

A la mémoire de M. François-Romain Bouvrain… (1866)

M. L'ABBÉ ROMAIN BOUVRAIN
Quand on se trouve en présence du cercueil d'un prêtre, enlevé en son printemps sacerdotal, on entend souvent répéter ces paroles : Quel dommage que ce saint homme, qui pouvait faire un si grand bien, et si longtemps, ne se soil. pas plus ménagé! Il est tombé victime de son zèle. Cela serait-il, il faudrait admirer et bénir. Mourir de zèle, quelle mort! quel excès rémissible! nous qui aimons si peu, comment ne pas pardonner à ceux qui ont trop aimé! Mais qui sait le secret d'en haut? Il en est qui voient plus clair, parce que Dieu les illumine de plus loin.
Source : Gallica

A la mémoire de M. François-Romain Bouvrain… (1866)

« Voilà le jeune saint qui passe! » disait-on. C'était le nom que le peuple lui avait donné et qu'il garda jusque sur son lit de mort.
Cependant, l'air du midi n'avait pas su rafraîchir la poitrine brûlante du malade ; aucun bien sensible, et surtout permanent, ne s'était manifesté; au contraire, la faiblesse gagnait chaque jour; pour tout œil expérimenté, ce n'était qu'une question de mois.
L'abbé Bouvrain résolut de donner une retraite à ses chères enfants. Fut-ce un accroissement de fatigue ou
l'approche du terme fatal ?
Source : Gallica

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