André-François Boureau-Deslandes

Résumé

André-François Boureau-Deslandes L'Apotheose du beau-sexe (1741)

Qu'auroient pu faire autre chosè ces Peuples ?
Et ne pourroit-on pas soutenir que les Sistêmes de Religion, que ces Nations se font formés, étoient les seuls raisonnables,
bles, dans la situation où elles se trouvoient.
Les plus habiles d'entre les Payens ont fait beaucoup pis; car en reconnoissant une Divinité; source de tous nos avantages, ils en faisoient en même tems, l'origine du desordre & de tous les maux qui arrivent dans le mon-
monde.
Source : Gallica

André-François Boureau-Deslandes L'Apotheose du beau-sexe (1741)

Il étoit donc naturel que ces Peuples, déstitués d'idées à Priori, se condui-
duisissent par des règles & des raisons a Pofleriori, c'est-à-dire, que n'ayant aucune idée de l'Etre Suprême, & manquant de toutes connoissances Phisiques, ils attribuassent quelque vertu, quelque propriété & quelque direction à la Nature & aux obj ets qu'elle a produits.
La
La foiblesse de l'Esprit humain se voit plus que par-tout ailleurs dans l'origine des Arts & des Sciences, elles font très incertaines dans les commencemens, & n'arrivent que fort tard au point de la perfection.
Source : Gallica

André-François Boureau-Deslandes L'Apotheose du beau-sexe (1741)

L'ignorance & le be- foin qu'avoient les hommes de certaines choses, ou le mal que ces mê- mes
souvent leurs richesses à de fort bons usages. Il est vrai qu'au- jourdhui les Maitresses des Rois & des Grands Seigneurs ne laissent pas que de se distinguer, & qu'elles sont pour le moins en aussi bonne réputation que les Laïs & les Phrinéés; mais comme elle font une espèce de Secte à part le Public ne leur a que peu d'o bligation, & consentira difficilemen à leur ériger des Trophées.
mes choses pouvoient leur faire, étoit la règle qui déterminoit le choix de la Divinité.
Source : Gallica

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