Résumé

Aug. Morel La propriété est-elle le vol ? ou Le paradoxe de M. Proudhon et les erreurs de M. Thiers (1848)

M. Proudhon, je veux bien qu'un animal qui consomme les êtres et les choses soit absous, puisqu'il est dépourvu de raison : mais voulez-vous excuser un homme qui peut-être a étudié la dialectique et s'en va néanmoins...?
Il n'y a point de délit là où il n'y a point violation d'un droit positif.
Mais l'animal mis à mort avait le droit de vivre.
Il perd ce droit le jour où sa mort devient nécessaire pour les besoins d'un homme, c'est-à-dire d'un être libre.
Source : Gallica

Aug. Morel La propriété est-elle le vol ? ou Le paradoxe de M. Proudhon et les erreurs de M. Thiers (1848)

Pourquoi serait-elle bonne et valable quand la propriété est un vol ?
Parce que la possession est un fait et que la propriété se pose comme étant un droit.
Le fait de la possession correspond-il a un droit?
Oui.
II n'y a donc entre la propriété et la possession d'autre différence que celle-ci : la possession est un fait appuyé sur un droit, la propriété se donne pour un droit et n'est pas un droit.
Source : Gallica

Aug. Morel La propriété est-elle le vol ? ou Le paradoxe de M. Proudhon et les erreurs de M. Thiers (1848)

Nous y voilà, M. Proudhon. L'intrigue est une action ; dès-lors, elle tombe sous le coup de la loi, dès-lors, vous pouvez avoir raison dé ces sophistes dont nous parlions. Supposez que, pendant quelques semaines encore, ils se tiennent à la théorie, au calcul, nous avons toujours, nous qui devinons leurs actes futurs par l'immoralité contenue dans les prémisses de leur raisonnement, le droit de les traiter tout haut de sophistes, et d'appeler sur eux la défiance publique. Or, tandis qu'ils raisonnent mal, agissons bien : les peureux commenceront à n'avoir plus peur.
Source : Gallica

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