Jean Gratraud, Thèse pour la licence : l'acte public… (1854)
“ Peut-on opposer la prescription et ne point paraître dans le premier cas un spoliateur et dans le second un débiteur de mauvaise foi qui s'enrichit de la perte du créancier? Cependant, loin d'être un écueil où la justice soit forcée d'échouer, la prescription est une sauvegarde du droit de propriété; le temps, qui détruit les actes publics ou privés, ne fait qu'établir et justifier de plus en plus le droit du possesseur. La nature n'a point ellemême établi la propriété des biens et en particulier celle des terres, elle approuve seulement cette introduction pour l'avantage du genre humain ”
