Résumé

Jean Gratraud Thèse pour la licence : l'acte public… (1854)

Peut-on opposer la prescription et ne point paraître dans le premier cas un spoliateur et dans le second un débiteur de mauvaise foi qui s'enrichit de la perte du créancier? Cependant, loin d'être un écueil où la justice soit forcée d'échouer, la prescription est une sauvegarde du droit de propriété; le temps, qui détruit les actes publics ou privés, ne fait qu'établir et justifier de plus en plus le droit du possesseur. La nature n'a point ellemême établi la propriété des biens et en particulier celle des terres, elle approuve seulement cette introduction pour l'avantage du genre humain
Source : Gallica

Jean Gratraud Thèse pour la licence : l'acte public… (1854)

Le sens que le mot possession offre tout d'abord à l'esprit, est tel, qu'on est porté à croire que les choses corporelles seules peuvent être possédées et qu'on ne peut posséder que par soi; mais, en droit romain, on avait admis pour les droits une quasi possession produisant les mêmes effets que la possession, et la possession du tiers qui détenait pour nous, étant précaire quant à nous, la loi nous regardait comme le véritable possesseur
Source : Gallica

Jean Gratraud Thèse pour la licence : l'acte public… (1854)

Les servitudes continues et apparentes, étant soumises à la prescription, sont soumises aux actions possessoires. A l'égard des servitudes discontinues ou continues non apparentes, nous pensons que, se refusant à l'acquisition par prescription et exercées le plus souvent à titre de tolérance, elles ne peuvent donner lieu à une action possessoire.
Quant à ce qui regarde les meubles, la règle générale est que l'action possessoire ne leur est pas applicable; la raison se trouve dans l'art. 2279 : en fait de meubles, possession vaut titre.
Source : Gallica

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