Résumé

Auguste Dufour A M. le Sous-Préfet de Gourdon… (1887)

Si vous agissiez comme moi, Monsieur le Sous-Préfet, au lieu de discréditer votre gouvernement, vous lui feriez des amis, et vous n'auriez pas la douleur de voir, vous, premier magistrat de l'arrondissement, les habitants de Gourdon passer à côté de vous sans vous saluer. Il n'y a qu'une voix sur vos procédés administratifs, les braves gens de tous les partis en sont indignés, et les républicains intelligents et honnêtes n'hésitent pas à se séparer de vous, considérant que, par vos actes, vous faites le plus grand mal au gouvernement qui vous paie.
Source : Gallica

Auguste Dufour A M. le Sous-Préfet de Gourdon… (1887)

Quel remède avez-vous trouvé pour alléger les souffrances de ces honnêtes populations du Lot, si éprouvées par le phylloxera? si malheureuses de ne pouvoir vendre ni leurs denrées, ni leurs bestiaux, sous votre intelligent Gouvernement.
Dépourvu d'expérience administrative, dépourvu d'esprit politique, arrogant comme tous les parvenus, vous n'avez eu jusqu'ici qu'une conception : ruiner complètement ceux que vous avez le devoir d'aider et de protéger, en leur enlevant la culture du tabac!
Source : Gallica

Auguste Dufour A M. le Sous-Préfet de Gourdon… (1887)

Véritables oiseaux de passage, les Préfets et Sous-Préfets ont été nombreux dans le Lot; tous ont fait du zèle et de la candidature officielle, mais aucun d'eux n'avait eu l'étrange idée de transformer la culture du tabac en un moyen de propagande opportuniste, au mépris de la justice et des règlements, qui exigent que ce soit une Commission libre, honnête, indépendante qui accorde le permis de culture, et au détriment des intérêts du Trésor, qui veulent que la culture du tabac soit accordée, non pas au mieux pensant, mais au plus soigneux, au mieux outillé, au plus compétent.
Source : Gallica

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