Bibliothèque nationale

Résumé

Bibliothèque nationale Georges Braque : œuvre graphique (1960)

C'est ainsi que les Fables de La Fontaine de Chagall ou le Buffon de Picasso ont d'abord surpris. Et qui aurait pu penser que Braque, au moment même où il poussait le cubisme jusqu'à sa perfection dans des peintures profondément étudiées, exécuterait pour Serge de Diaghilev le décor et les costumes des Fâcheux de Molière sur la musique de Georges Auric et leur donnerait la forme la plus légère et la plus souple ?
Ce n'est pas hasard si les grands peintres de notre temps ont été des peintres-graveurs. Ils trouvent dans des travaux d'une autre sorte une halte dans leur labeur.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Georges Braque : œuvre graphique (1960)

René Char est, dans la génération plus jeune que la sienne, le poète que Braque paraît avoir le plus aimé. Mais il a illustré aussi avec bonheur Pierre Reverdy, Paul Eluard, Antonin Artaud, Saint-Pol-Roux : autant de poètes qu'il a choisis et qui sont les plus éloignés de ce que Valéry appelait l'esprit antipoétique, qui juge les vers « selon la prose et sa fonction ».
L'illustrateur s'applique trop souvent – par une erreur fondamentale – à une représentation, à une interprétation graphique de la création poétique. Braque s'élève contre ce parti.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Georges Braque : œuvre graphique (1960)

Il est curieux de constater que Braque recherche parfois ces mêmes effets linéaires – blanc sur noir – en les imitant en peinture, par exemple dans la Femme au chevalet (1936) et la Femme à la mandoline (1937) . Sur le profil entièrement noir de ces deux figures, un pinceau d'une extrême ténuité a délicatement tracé d'un trait aussi fin qu'une « taille », l'oeil, l'oreille, les lèvres, le chapeau, etc.
Seul, un peintre-graveur connaissant les ressources de la « taille blanche » pouvait songer à en suggérer les effets dans ses plâtres gravés et parfois dans ses peintures.
Source : Gallica

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