Bibliothèque nationale

Résumé

Bibliothèque nationale Chagall, l'œuvre gravé : [exposition… (1970)

La visite d'une grande exposition Chagall vous transporte tout naturellement dans un univers enchanté, dont on a du mal à se détacher. Un monde où les lois de la pesanteur n'existent plus, où des amoureux s'envolent, la main dans la main ou tendrement enlacés, où des orateurs, en plein meeting politique, parlent la tête en bas, où des musiciens ont des corps de violoncelle et où des têtes, séparées des troncs, rêvent aux étoiles, tandis que les corps se livrent aux besognes quotidiennes et matérielles du jour.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Chagall, l'œuvre gravé : [exposition… (1970)

Les personnages volants s'apparentent aux acrobates, aux équilibristes que Chagall aime tant, et qui, eux aussi, flottent de façon irréelle, à travers l'espace. Chagall assimile le monde du cirque à son monde intérieur : « Pour moi, le cirque est un spectacle magique, qui passe et fond comme un monde. Il y a un cirque inquiétant, un cirque profond ». Le cirque, dit-il ailleurs, « prend souvent la forme de la haute poésie, et encore : « je suis dans mes tableaux et dans mes paroles loin de l'exactitude de ce monde ».
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Chagall, l'œuvre gravé : [exposition… (1970)

Comme Rembrandt, Chagall conçoit la gravure en peintre-graveur, et on l'a bien reconnu lorsqu'on l'a nommé membre de la Société des Peintres-graveurs français, et lorsqu'on lui a remis le Grand Prix de Gravure à la Biennale de Venise en 1948. Il a dit lui-même la magie de l'estampe, et l'importance qu'elle a pour lui : « En tenant une pierre lithographique ou une plaque de cuivre, je croyais toucher un talisman. En elles, il me semblait que je pouvais placer toutes mes tristesses, toutes mes joies, tout ce qui a traversé ma vie ».
Source : Gallica

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