Bibliothèque nationale

Résumé

Bibliothèque nationale Max Ernst : estampes et livres illustrés… (1975)

C'est ainsi qu'il faut comprendre sa volonté, à première vue paradoxale, de supprimer les titres de ses gravures, de les désavouer, de les remplacer par la formule sans titre, qui fait le désespoir des rédacteurs de catalogues. Il s'en explique lui-même : « Mon oeuvre doit suffire pour ceux qui savent voir » (1969) .
L'importance de la gravure et de l'image pour la transmission des formes n'échappa pas à Max Ernst ni à ses amis.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Max Ernst : estampes et livres illustrés… (1975)

Il compose des poèmes en prose, de fameux « romans en images accompagnés de légendes » (1929-1931) , puis le roman de L'homme qui a perdu son squelette (en 1939, avec des amis) , des « poèmes visibles illustrés par Paul Eluard » (1931) , d'autres en 1932 (publiés en 1947) : son esprit est connu, ainsi que ses mots qu'on trouve souvent en légendes sous ses gravures. Mais de cette liaison avec Eluard, Arp, Péret et le groupe surréaliste on ne doit pas conclure que l'art d'Ernst soit littéraire. C'est un inventeur de formes d'une fantaisie exceptionnelle, et d'un talent rare.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Max Ernst : estampes et livres illustrés… (1975)

Ainsi que l'a bien dit Spies, dans son oeuvre gravé il « franchit sans cesse les frontières qui semblent séparer la gravure du dessin et de la peinture » (ne disait-on pas cela d'autres grands artistes, de Degas ?) . Comme aux autres, on le lui a reproché autrefois, et en 1921, au Bauhaus, on a refusé d'exposer ses photographies en tirage limité et signé, considérées comme des photogravures, sans voir que c'étaient des photographies retravaillées.
Il grave à l'eau-forte, à l'aquatinte, en noir et en couleurs, il exécute des gaufrages, des frottages, des collages, des décalcomanies.
Source : Gallica

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