Bibliothèque nationale

Résumé

Bibliothèque nationale Les Prévert de Prévert : collages… (1982)

A sa manière, l' oeil de Jacques Prévert dans ses collages semble s'attacher à défaire notre paysage mental en perçant le dessous des apparences, en livrant le dedans du dehors, en montrant l'envers du décor. Comme le raconte Robert Doisneau, Jacques Prévert pratiquait continuellement une « lecture à clefs du monde » au cours de ses promenades dans les rues de Paris où il invitait ses amis à voir, par exemple, le chat botté derrière l'égoutier ou Hadès derrière le poinçonneur du métro, et leur montrait, dans leurs photos, des formes ou des histoires qu'eux-mêmes n'y avaient pas vues.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Les Prévert de Prévert : collages… (1982)

André Pozner nous décrit le bureau de Jacques Prévert : « en longueur, une table de chêne chargée de boîtes, de pots, stylos, crayons feutres, crayons de couleurs que Prévert utilise pour tracer des dédicaces fleuries, constellées. Des ciseaux, des scalpels, des pastels, des tubes de colle, quelques photos découpées, quelques mains, quelques chats taillés dans des chromos : le matériel nécessaire à la fabrication des collages ».
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Les Prévert de Prévert : collages… (1982)

« Son rêve », nous dit l'un d'eux, Gilles Ehrmann, c'était d'être le chroniqueur des photographes, un peu comme Baudelaire avait été celui des peintres. » Le plaisir que trouve alors Jacques Prévert est celui d'un travail réalisé pour ainsi dire en collaboration avec l'auteur de la photographie, production collective qui va bien dans le sens de son refus permanent de sacraliser la création. Il n'y faut donc pas chercher les marques d'un iconoclasme ironique ou vengeur mais d'un jeu de l'imaginaire qui se soucie peu de la propriété privée des images.
Source : Gallica

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