Charles Derennes,
La vie et la mort de M. de Tournèves
(1907)
“ Un jour, le capitaine se trouvant dans l’île, M. de Tournèves était assis avec lui sous la véranda, parmi les fleurs ; les singes grimpaient autour d’eux, guignant les pâtisseries qu’ils mangeaient nonchalamment, le rhum qui brillait sur leur table, pailleté d’or, dans les fioles à long col, et leurs verres remplis de vins de France. Le vicomte avoua que peu à peu sa belle sérénité l’abandonnait. Il se sentait des roideurs dans les membres, et avait remarqué récemment la blancheur clairsemée de ses cheveux. M. de Loges se reconnut sans peine une âme pareille à celle de son ami ”
