Charles-Emmanuel Borjon de Scellery

Résumé

Charles-Emmanuel Borjon de Scellery,  Traité de la musette, avec une nouvelle methode… (1672)

“ C'est pourquoy on ne doit point laisser jouer d'une Musette juste une personne qui ne fait que commencer, & qui ne sçait pas encor donner le vent à propos. Et le secret de conserver dix ans une Musette, sans qu'il soit besoin d'y refaire la moindre chose, c'est de s'en servir tout seul, & de ne point permettre que d'autres en jouent. Pour les bons & sçavans joueurs bien loin de gaster une Musette quand ils la manient, ils la rendent meilleure par le vent qu'ils sçavent donner en joüant également & à propos ”
Source : Gallica

Charles-Emmanuel Borjon de Scellery,  Traité de la musette, avec une nouvelle methode… (1672)

“ C'est pourquoy on a nommé Musique la sciende bien chanter , & Musiciens les habiles en science. Mais comme cet Instrument n'est pas assez serieux pour exprimer les grands airs, on luy a donne le nom de Musette, pour mieux representer le caractere de ses agrémens ; les diminutifs ayant cela de propre qu'ils radoucissent ce qu'ils semblent amoindrir, & qu'ils marquent plus de delicatesse que les noms pleins & entiers. ”
Source : Gallica

Charles-Emmanuel Borjon de Scellery,  Traité de la musette, avec une nouvelle methode… (1672)

“ CE qui est de plus de fâcheux à la Musette, c'est la facilité qu'elle a de se détraquer. On peut dire que c'est l'Instrument qui se détraque le plus facilemét, & qui donne le plus de peine à reparer:
quand une corde manque dans un luth, une guittarre, un clavessin, on en a bien-tost remis une autre ; mais il n'en est pas de même dans la Musette, car lors qu'une anche est détraquée, c'est à dire trop ouverte par le sec, trop fermée par l'humide, ou cassée, il n'y a point d'autre remede, que d'en remettre une autre; é l'on ne trouve pas des anches à acheter par paquets comme des cordes.
”
Source : Gallica

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