d’Alembert, Diderot, L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Notre aveugle n’a de connoissance que par le toucher ; il sait sur le rapport des autres hommes, que par le moyen de la vûe on connoît les objets, comme ils lui sont connus par le toucher, du moins c’est la seule notion qu’il puisse s’en former ; il sait de plus qu’on ne peut voir son propre visage, quoiqu’on puisse le toucher. La vûe, doit-il conclurre, est donc une espece de toucher qui ne s’étend que sur les objets différens de notre visage & éloignés de nous. D’ailleurs le toucher ne lui donne l’idée que du relief. ”
