Résumé

Charles-Pierre Ducancel Questions sur la loi des élections du 5 février 1817… (1819)

Tous les Ministres sont donc évidemment placés dans une position qui leur commande impérieusement de soutenir leur Loi. Je dis tous les Ministres, parce qu'il ont voulu l'unité du Ministère ; parce que la Loi des Élections n'est pas un acte passager d'administration publique qui peut se réformer par une ordonnance ; parce qu'elle est au contraire l'oeuvre réfléchi et bien contradictoirement discuté de cinq à six Ministres, en quelque sorte solidaires entre eux. Si donc, on voulait proposer la révocation de cette Loi, il est hors de doute qu'il faut changer tout le Ministère.
Source : Gallica

Charles-Pierre Ducancel Questions sur la loi des élections du 5 février 1817… (1819)

Cette mesure sauvait le trône, la France et l'Europe. La fatale Ordonnance du 5 septembre a enfanté la Loi plus fatale encore du 5 février sur les Élections. Aujourd'hui , le trône , la Dynastie , la France , la tranquillité de l'Europe, tout est remis en question. Ce que c'est, grand Dieu ! qu'un Ministère a vue courte, appuyé par des agens équivoques ou passionnés !
Le coup mortel porté à la consistance des colléges de département, est l'ouvrage de ces mêmes Ministres.
Source : Gallica

Charles-Pierre Ducancel Questions sur la loi des élections du 5 février 1817… (1819)

Depuis la promulgation de la Charte, qui date du mois de juin 1814, jusqu'à la Loi des Élections, du 5 février 1817, nulle disposition organique n'étant intervenue sur les art. 36 et 37 de la Charte , on a suivi les erremens fixés par le Sénatus-Consulte du 16 thermidor an X, avec d'autant plus de raison , que sur ce point la Charte n'était que la répétition littérale de la Constitution consulaire (1) .
(1) Une foule d'hommes irréfléchis croyent de bonne foi qu'on peut, sans violer la Charte , augmenter le nombre des Députés.
Source : Gallica

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