Résumé

Charles Rohart Banque et réforme hypothécaires… (1849)

Celle-ci n'aurait pu être provoquée par d'autres créanciers, puisqu'aucun n'aurait primé la Banque. Quant à ceux qui auraient été inscrits après elle, s'il y en avait eu, ils n'auraient pu la provoquer qu'au risque de la voir s'effectuer à vil prix, mais c'eût été compromettre ou plutôt annihiler leur gage. S'il n'est rien moins que probable que les biens ruraux puissent baisser de plus d'un tiers, il y a certitude, d'un autre côté, qu'une semblable baisse, si elle existait, ne durerait pas longtemps : la propriété foncière tendant toujours à augmenter plutôt qu'à diminuer de valeur.
Source : Gallica

Charles Rohart Banque et réforme hypothécaires… (1849)

Cependant comme on ne saurait trop tranquilliser les peureux, les ennemis quand même de toute innovation financière, nous leur dirons que la Banque de France ne prêtant que quatre cents millions de francs, pourra choisir dans la masse de ceux qui doivent hypothécairement, les emprunteurs qui offrent le plus de garantie. En effet, on conçoit facilement que tous ceux qui servent aujourd'hui des intérêts à raison de cinq pour cent s'empresseront de venir demander à la Banque des fonds à deux et demi afin de rembourser leurs créanciers.
Source : Gallica

Charles Rohart Banque et réforme hypothécaires… (1849)

Cet état de dépréciation de la propriété se prolongerait-il dix ans, vingt ans et même davantage, qu'il ne pourrait être préjudiciable â la Banque, parce que ses débiteurs, encore plus intéressés qu'elle à ne pas laisser sacrifier leur propriété, seraient toujours disposés à faire l'abandon du revenu des biens hypothéqués, dont une partie servirait à l'acquit des intérêts, et dont l'autre pourrait être employée à l'amortissement du capital ; car il faut observer que le chiffre du revenu des biens de l'emprunteur serait à peu près double de celui des intérêts qu'il aurait à servir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature