Charles de Rémusat,
Leibniz et Bossuet, d’après leur correspondance
“ Aucun absolutisme n’est bon, et l’unité est le propre de l’absolu. Qu’on n’objecte pas que, l’unité et l’absolu étant des attributs de la vérité, c’est refuser à la vérité l’empire, c’est couronner le scepticisme que réclamer la liberté, ou l’examen, l’opposition, le débat. Oui, la vérité est une, immuable, absolue, perpétuelle, parfaite ; mais où cela ? Dans le royaume qui n’est pas de ce monde. La vérité n’est pas sur la terre. Ce qui est sur la terre, c’est la connaissance de la vérité. Or la connaissance de la vérité n’est point fixe, invariable, universelle, identique. ”
