Dinah Maria Mulock

Résumé

Dinah Maria Mulock Trois Histoires d’amour

Elle soupira plusieurs fois, mais son air heureux ne s’altéra pas. Ce soir-là, disparut pour toujours ce regard douloureux d’une personne qui cherche, sans jamais trouver ; elle avait trouvé.
Je crois qu’une mère, complètement et éternellement sûre de l’affection et du respect profond de son fils, ne devrait jamais être jalouse de ses autres affections, pas même pour sa femme. Il y a dans le cœur de tout homme vertueux une force et une pureté d’attachement qu’il n’éprouve, qu’il ne peut éprouver pour aucune femme au monde comme pour sa mère.
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Dinah Maria Mulock Trois Histoires d’amour

Sir John Childe souffrant, exigeant, demandait qu’on lui laissât encore six mois sa nièce. Ils étaient jeunes, il était vieux, il n’avait pas longtemps à vivre. Ils étaient d’ailleurs fiancés l’un à l’autre, pourquoi ne pas attendre ? Un an de plus ou de moins ne faisait pas grand’chose à ceux qui se sentaient fermement unis pour leur vie entière. Depuis le jour même de ses fiançailles, ne se sentait-elle pas la fidèle femme de Samuel ?
C’est ainsi, à ce que dit madame Rochdale, que raisonnait Célandine avec cet amour qui, dans sa plénitude, reconnaît à peine la séparation.
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Dinah Maria Mulock Trois Histoires d’amour

Il est impossible d’exprimer le regard de dégoût, de haine, d’horreur qui obscurcit un instant le visage de madame Rochdale. Les plus nobles des créatures humaines, hommes ou femmes, ne sont peut-être pas celles qui sont nées sans passion, mais celles qui savent réprimer des passions énergiques par une volonté ferme. Dans cet instant, dans cet instant passager, si elle avait pu étrangler la personne qui avait entraîné son fils (Nancy était plus âgée que M. Rochdale et n’était pas sotte) , je crois que madame Rochdale l’aurait fait.
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