Résumé

Donatien Yvonneau Contribution à l'histoire de l'Année terrible… (1910)

L'Impératrice inquiète du sort de ses bijoux alors que le trône, ébranlé, vacille à ses côtés, n'est-ce pas un peu la peinture de notre état d'âme tour à tour tragique et comique dans les circonstances les plus graves de la vie ?
« Pauvre coeur de l'homme, s'écriait Lamartine, à qui tout est nécessaire de ce qu'il a aimé une fois, et qui a des larmes de la même eau sur la perte d'un empire ou sur la perte d'un animal ! » (1)
Or, le billet confié par l'Impératrice à Eugène Cuzac pour être remis à Madame de Montijo ne parvint pas à son adresse.
Source : Gallica

Donatien Yvonneau Contribution à l'histoire de l'Année terrible… (1910)

Le courrier de Sa Majesté était, en effet, parmi les victimes de la collision de Saint-François.
Mais pourquoi Cuzac ne se mit-il pas en route le 4 septembre, comme il semble que ce fût son devoir ? Pourquoi attendit-il jusqu'au 19, c'est-à-dire pendant quinze jours avant d'obéir aux ordres de sa souveraine ?
Rien ne nous renseigne à ce sujet.
Seulement, nombre de ceux qui voyagent, porteurs de fortes sommes, s'imaginent volontiers que leur argent se voit, que nul n'ignore leur cas et que, conséquemment, leur vie est en danger.
Source : Gallica

Donatien Yvonneau Contribution à l'histoire de l'Année terrible… (1910)

Si nous nous sommes aussi longuement étendu sur cette journée fameuse du 4 septembre, c'est qu'une légitime curiosité nous poussait à rechercher, dans l'emploi du temps de l'Impératrice Eugénie, l'heure à laquelle — au milieu des tragiques difficultés de l'Etat, —elle avait pu s'occuper de sauver du naufrage qui menaçait de l'engloutir ses bijoux et ses valeurs.
Source : Gallica

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