Résumé

E. Théron Gratuité du passage sur la Garonne à Bordeaux… (1858)

Le statu quo ne peut durer longtemps, car l'union de Cenon-Labastide à Bordeaux, réclamée depuis si longtemps, est un besoin public à satisfaire. Elle ne pourra jamais avoir lieu sans la gratuité du passage; il vaudrait mieux alors céder immédiatement à la puissance de l'opinion et à l'intérêt général qui réclament la gratuité du passage sur la Garonne.
Quant au régime du fleuve qu'on craint d'altérer, il ne subira aucune entrave d'un deuxième pont établi à la Grave, puisque la même quantité d'eau remontera sans obstacle dans le fleuve après comme avant, entre des travées de grande largeur.
Source : Gallica

E. Théron Gratuité du passage sur la Garonne à Bordeaux… (1858)

La loi d'expropriation existante ne s'appliquant qu'aux immeubles et pour une cause d'utilité publique qui n'existe pas dans l'espèce, il est naturel de ne plus chercher à modifier le contrat de concession du pont et
d'agir dans un autre sens avec efficacité pour obtenir la gratuité du passage sur la Garonne en faveur du public. On pourra le faire par d'autres moyens que le rachat du péage. Il faudrait agir d'après le système adopté par l'Etat dans des circonstances analogues, c'est-à-dire se proposer la construction d'un nouveau pont.
Source : Gallica

E. Théron Gratuité du passage sur la Garonne à Bordeaux… (1858)

Si le péage du pont de Bordeaux doit durer, comme cela est plus que probable, jusqu'en 1921, époque de l'expiration de la loi de concession du 10 avril 1818, la génération actuelle aura peu de chances de profiter jamais de la gratuité du passage sur la Garonne; l'annexion de la Bastide à Bordeaux, que l'intérêt politique et commercial rend chaque jour plus nécessaire, est aussi ajournée à une époque éloignée au préjudice de fort grands intérêts.
Source : Gallica

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