Résumé

Portrait de Gabriel Donnadieu Gabriel Donnadieu A ses concitoyens, le général Donnadieu… (1819)

C'est alors que, par le fait, la grande maxime de nos temps de misère et d'infortune se trouve parfaitement établie : l'insurrection est le plus saint des devoirs. Ainsi, plus de gouvernement, plus de lois; c'est à qui osera, à qui voudra s'emparer de la souveraine puissance. Et les députés chargés par la nation de défendre ses droits, chargés du maintien sacré des lois, n'ont pas accusé hautement ce ministre, n'ont pas dressé contre lui l'acte d'accusation le plus formel !
Source : Gallica

Portrait de Gabriel Donnadieu Gabriel Donnadieu A ses concitoyens, le général Donnadieu… (1819)

Un soldat ne s'informe pas s'il vaincra ou ne vaincra pas l'ennemi; il commence par le combattre, meurt ou venge sa patrie. Chacun doit en faire autant dans le poste que l'Etat lui confie, en faveur de tout ce qui est juste et beau. Et d'ailleurs, seroit-il vrai que l'attaque eût été sans succès ? N'est-ce pas déjà un grand bien de démasquer le vice, de le dénoncer à l'opinion? La tribune nationale est faite pour cela ; c'est par elle qu'un peuple régi par un gouvernement représentatif doit être instruit de tout ce qui lui est utile ou nuisible.
Source : Gallica

Portrait de Gabriel Donnadieu Gabriel Donnadieu A ses concitoyens, le général Donnadieu… (1819)

On a fait une loi d'avancement pour que chacun obtînt à son tour le grade qu'il a mérité par ses services, et l'on s'est réservé le droit de destituer arbitrairement sans donner ni raisons ni motifs. C'est encore ici une de ces déloyautés si communes à ce ministère, une espèce de guet-apens tendu à la bonne foi de l'armée; qu'importe qu'un officier obtienne le grade qu'il a mérité, si vous vous réservez le droit de lui enlever son emploi, son état avec moins d'égards que vous n'en mettez à chasser le dernier mercenaire?
Source : Gallica

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