Résumé

Mercuriale à M. le comte de Saint-Aulaire… (1820)

Que de lettres confidentielles M. Decazes lui-même, alors qu'il n'étoit pas irrité par l'énergique apostrophe de M. de Kergorlay, n'a-t-il pas écrites aux préfets qui les transmettoient aux sous-préfets, et ceux-ci aux maires et adjoints sous leurs ordres? Que de réponses du même genre n'ont-elles pas été provoquées et commandées à cette époque, non pas seulement dans le Ministère de la police, mais dans tous les Ministères? Car alors on étoit avide de conseils et de lumières. La vaste conspiration n'étoit pas considérée comme une chimère.
Source : Gallica

Mercuriale à M. le comte de Saint-Aulaire… (1820)

Celle considération vraiment patriotique n'a point échappé à la sagacité de M. de Saint-Aulaire , dans son pamphlet. C'est lui-même qui, voulant justifier son gendre d'avoir exprimé à la tribune nationale l'exacte et atténuante vérité sur les événemens de Grenoble , nous atteste , dans la sincérité de son âme, que M. Decazes, en parlant de la sorte, avoit eu essentiellement en vue l'affranchissement si désiré de notre territoire. Certes, à partir du 19 mai, la lettre de M. Bastard va réveiller et exaller ce noble sentiment dans l'âme du Ministre.
Source : Gallica

Mercuriale à M. le comte de Saint-Aulaire… (1820)

M. de Saint-Aulaire semble insinuer, dans son pamphlet, que M. Decazes, de la haute région où la fortune l'a placé, auroit trop à descendre pour se mesurer avec un jeune et loyal avocat. S'il faut l'en croire , son gendre n'oppose, à toutes les attaques dont il est le point de mire , que le silence.... Est-ce celui du mépris, ou celui de l'impuissance? M. de SaintAulaire tranche la question; c'est celui du mépris. Mais un pareil silence , on le sait, n'est offensant pour un homme d'honneur qu'autant que lui-même est consciencieusement forcé d'en respecter la source.
Source : Gallica

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