Résumé

Gabriel Feydel Essai historique sur Robert d'Arbrissel… (1788)

Hé, qu'importe en effet aux dames de Fontevraut, qu'un cinique appelé Robert, d'Arbrissel, ait mortifié sa chair il y a sept cents ans, en couchant avec des madelonettes, ou même que dans ses sermons il ait injurié d'honnêtes gens, pour se faire admirer de la canaille qui l'écoutoit ? Leur congrégation en fera-t-elle moins illustre? moins édifiante ? moins riche? Ne sait-on pas que le plus beau fruit est celui que des mains habiles ont greffé fur le sauvageon? Le fondateur de Rome avoit pour toute enseigne un fagot de bruyere attaché au bout d'une perche
Source : Gallica

Gabriel Feydel Essai historique sur Robert d'Arbrissel… (1788)

C'est à sa recommandation que des savans qui crurent d'abord à l'authenticité des deux lettres, ont fini par dire qu'ils n'y croyoient plus, ou se sont tenus dans un silence respectueux. Cest a sa recommandation qu'on a supprimé un écrit d'un moine de Saumur' autre contemporain de Robert, où se trouvoient les mêmes accusations que dans les lettres de Marbol & de Godefroi. Enfin c'est à la recommandation de l'abbesse de Fontevraut , que l'infatigable Théophile Renaud, à qui la façon d'un livre ne coûtoit guéres
plus qu'au grand Albert.
Source : Gallica

Gabriel Feydel Essai historique sur Robert d'Arbrissel… (1788)

Airalde, dans sa réponse, passe en revue les différentes vertus dont on a besoin dans un cloître. A l'occasion de la chasteté, il fait le tableau affligeant d'un moine de sa connoissance , qui avoit consumé sa vie à réprimer ses désirs par l'abstinence des alimens, par des immersions dans l'eau froide, par des flagellations avec des orties, & qui, malgré son grand âge, vivoit encore dans de continuelles appréhensions.
Source : Gallica

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