Gabriel Feydel,  Moeurs et coutumes des Corses… (1802)

“ Le corse ne peut sans péril aliéner son domaine en tout ou en partie. S'il enfreint cette prohibition tacite mais rigoureuse
de l'honneur, il s'expose pour le reste de ses jours à recevoir des reproches qui ne peuvent être lavés que dans le sang. Et n'oublions pas que le sang c'est la mort.
L'emprunt d'un écu n'est guère moins honteux que l'aliénation d'un champ. Le corse craindroit d'avoir obligation à un homme dont les vicissitudes de la vie peuvent le forcer, d'un jour à l'autre, de devenir l'ennemi.
”
Source : Gallica

Gabriel Feydel,  Moeurs et coutumes des Corses… (1802)

“ Mais le brillant Montesquieu avait confondu dans ses livres, l'homme de la théologie avec l'homme de la nature ; et le Gouvernement , devenu son sectateur sans s'en apercevoir, confondoit dans ses opérations, l'homme de la nature avec l'homme de la société. Les Corses , qui n'avoient jamais planté un arbre, plantèrent de jeunes châtaigniers à la place des vieux que les lucquois déracinoient. ”
Source : Gallica

Gabriel Feydel,  Essai historique sur Robert d'Arbrissel… (1788)

“ Hé, qu'importe en effet aux dames de Fontevraut, qu'un cinique appelé Robert, d'Arbrissel, ait mortifié sa chair il y a sept cents ans, en couchant avec des madelonettes, ou même que dans ses sermons il ait injurié d'honnêtes gens, pour se faire admirer de la canaille qui l'écoutoit ? Leur congrégation en fera-t-elle moins illustre? moins édifiante ? moins riche? Ne sait-on pas que le plus beau fruit est celui que des mains habiles ont greffé fur le sauvageon? Le fondateur de Rome avoit pour toute enseigne un fagot de bruyere attaché au bout d'une perche ”
Source : Gallica

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