Jean-François-Ignace Réalier-Dumas

Élements biographiques

Jean-François-Ignace Réalier-Dumas Mémoire sur la Corse , par M. Réalier-Dumas… (1828)

Lorsqu'un homme a été assassiné, la loi ne considère, ni quel était l'assassin, ni sur qui l'assassinat a été commis. Dans les mœurs Corses, cependant, c'est le devoir d'un fils de venger la mort de son père. Entre la loi qui condamne, et sa propre opinion qui absout que fera le magistrat Corse?
Il a été élévé, il a vécu dans cette idée, qu'il se doit avant tout à sa famille, que les amis de ses parens sont ses amis, que leurs ennemis sont ses ennemis : Et l'on espère qu'en un instant il dépouille les habitudes de sa vie !
Source : Gallica

Jean-François-Ignace Réalier-Dumas Mémoire sur la Corse , par M. Réalier-Dumas… (1828)

Si le Corse est fier, spirituel et brave, comme vous le dites; si nul peuple n'est plus avide de gloire et moins avide de richesses; si l'honneur est chez lui ce que l'intérêt est ailleurs, la cause du mouvement ou de l'inaction, comment pourrait-il arriver que des jurés Corses, voulussent se déshonorer au point de sauver la vie à l'assassin, à l'empoisonneur, à l'incendiaire ?
Source : Gallica

Jean-François-Ignace Réalier-Dumas Mémoire sur la Corse , par M. Réalier-Dumas… (1828)

Quand quelqu'un meurt, tous les parens, tous les amis, quelque loin qu'ils soient, doivent venir à l'enterrement; y manquer serait la plus grande marque de haine. Tellement que lorsqu'un homme est prévenu d'assassinat, c'est une forte présomption contre lui, s'il n'était pas aux funérailles du mort.
Naturellement braves, et sans cesse en guerre avec les étrangers ou entr'eux, les Corses n'ont jamais estimé d'autre profession que celle des armes. Ils ont le plus profond mépris pour les arts mécaniques, et pour ceux qui les exercent.
Source : Gallica

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