Gabriel Feydel

Résumé

Gabriel Feydel Moeurs et coutumes des Corses… (1802)

Le corse ne peut sans péril aliéner son domaine en tout ou en partie. S'il enfreint cette prohibition tacite mais rigoureuse
de l'honneur, il s'expose pour le reste de ses jours à recevoir des reproches qui ne peuvent être lavés que dans le sang. Et n'oublions pas que le sang c'est la mort.
L'emprunt d'un écu n'est guère moins honteux que l'aliénation d'un champ. Le corse craindroit d'avoir obligation à un homme dont les vicissitudes de la vie peuvent le forcer, d'un jour à l'autre, de devenir l'ennemi.
Source : Gallica

Gabriel Feydel Moeurs et coutumes des Corses… (1802)

Mais le brillant Montesquieu avait confondu dans ses livres, l'homme de la théologie avec l'homme de la nature ; et le Gouvernement , devenu son sectateur sans s'en apercevoir, confondoit dans ses opérations, l'homme de la nature avec l'homme de la société. Les Corses , qui n'avoient jamais planté un arbre, plantèrent de jeunes châtaigniers à la place des vieux que les lucquois déracinoient.
Source : Gallica

Gabriel Feydel Moeurs et coutumes des Corses… (1802)

Les philosophes s'accordent à penser que le sage et savant médecin ne tentera pas la cure d'une maladie corporelle, s'il n'est premièrement remonté par l'observation analytique et historique des effets, à la connoissance des causes de cette mala- die : pourquoi ne s'accorderoient-ils pas à penser ainsi sur la guérison des maladies sociales? En politique, la même affection ne peut-elle avoir comme en physiologie, des causes différentes?
Source : Gallica

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