Georges Pellissier, Études de littérature et de morale contemporaine
“ Si nuisible que soit le fanatisme à la société humaine, l’athéisme ne l’est guère moins, voilà le point essentiel de son argumentation. Pratiquer la vertu sans croire à un Dieu, cela demande, pense-t-il, une élévation d’intelligence et une force d’âme qui ne peut être que le partage d’un petit nombre. Aussi doit-on confirmer et affermir cette croyance nécessaire au maintien de la société. Vous le voyez, qu’il s’agisse du libre arbitre, de l’âme ou de Dieu, Voltaire assujettit la métaphysique à la morale. ”
