Résumé

Guillaume Pouget L'origine du mal moral et la chute primitive (1927)

Dieu se devait en effet et devait à sa gloire de porter le plus haut possible la partie la plus belle de la création : le monde moral. Or un être créé a une perfection naturelle toujours finie. Dieu seul est infini en nature et en dignité, c'est-à-dire en droit au respect. Dans l'homme, la nature et la dignité — la dignité interne, ce qui le rend digne de respect, quel que soit son rang dans la société — sont finies toutes deux et d'égale valeur, à moins que l'homme ne descende au-dessous de lui-même par le péché.
Source : Gallica

Guillaume Pouget L'origine du mal moral et la chute primitive (1927)

Les circonstances sont rares où l'être d'ordre moral est obligé, pour ne pas trahir le devoir, de subir des tourments qui vont parfois jusqu'à la mort elle-même, mais alors Dieu invoqué et toujours présent à la pensée donne la force de sortir vainqueur du combat. Cependant, non seulement l'être d'ordre moral peut tomber, ce qui tient à sa nature d'être créé, mais de fait il tombe comme nous ne le voyons que trop de nos propres veux et comme nous l'apprenons par l'histoire ou la révélation, suivant qu'il s'agit du monde moral visible ou invisible : disons un mot de ces chutes.
Source : Gallica

Guillaume Pouget L'origine du mal moral et la chute primitive (1927)

On voit qu'il n'est pas nécessaire de recourir au péché originel pour expliquer l'étendue et la profondeur
du mal moral parmi les hommes, et il n'est pas permis de dire que sans la faute commise dans le jardin d'Eden, l'humanité eût été impeccable : la chute d'anges nombreux, plus parfaits que nous en nature, nous montre clair comme le jour qu'il faut chercher ailleurs que dans le péché d'Adam la cause du mal moral dans notre monde : cette cause est la même partout, et chez les anges et chez les hommes, elle tient à la nature des êtres du monde moral.
Source : Gallica

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