Hector Berlioz

Hector Berlioz

Résumé

Portrait de Hector Berlioz Hector Berlioz,  Le Chef d’orchestre (1843)

“ Ce n’est guère qu’en écoutant les chefs-d’œuvre déjà connus et consacrés, que les auditeurs intelligents peuvent découvrir le vrai coupable et faire la part de chacun ; mais le nombre de ceux-ci encore est si restreint, que leur jugement reste de peu de poids et que le mauvais chef d’orchestre, en présence du même public qui sifflerait impitoyablement l’accident de voix d’un bon chanteur, trône, avec tout le calme d’une mauvaise conscience, dans sa scélératesse et son ineptie. ”
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Portrait de Hector Berlioz Hector Berlioz,  Le Chef d’orchestre

“ Souvent voulant faire preuve de zèle, ou par défaut de délicatesse dans son sentiment musical, un chef exige de ses musiciens l’exagération des nuances. Il ne comprend ni le caractère ni le style du morceau. Les nuances deviennent alors des taches, les accents des cris ; les intentions du pauvre compositeur sont totalement défigurées et perverties, et celles du chef d’orchestre, si honnêtes qu’on les suppose, n’en sont pas moins malencontreuses comme les tendresses de l’âne de la fable, qui assomme son maître en le caressant. ”
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Portrait de Hector Berlioz Hector Berlioz,  Le Chef d’orchestre

“ Quant à l’emploi d’un bruit quelconque produit par des coups du bâton du chef sur son pupitre, ou de son pied sur son estrade, on ne peut que le blâmer sans réserve. C’est plus qu’un mauvais moyen, c’est une barbarie.
Seulement si, dans un théâtre, les évolutions de la mise en scène empêchent les choristes de voir le bâton conducteur, le chef est obligé, pour assurer après un silence l’attaque du chœur, d’indiquer cette attaque en marquant le temps qui la précède par un léger coup de bâton sur son pupitre.
”
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