Résumé

Henri E Collin Eau potable, ses dangers au point de vue sanitaire… (1894)

Une eau « pure », au sens vulgaire du mot, est loin de remplir le but qu'on se propose aujourd'hui à l'égard de la prophylaxie des maladies infectieuses dont la propagation est imputable à cet agent. Cette pureté, très relative, est celle que l'on se contentait d'obtenir autrefois avec les filtres de grès, au temps jadis de 1' « âge d'or » des microbes, bien fini pour eux à présent, et où, jouissant, de par notre ignorance, d'une absolue quiétude, ils reconnaissaient du moins nos bons procédés à leur égard, en ne nous hantant point perpétuellement l'esprit comme ils le font depuis.
Source : Gallica

Henri E Collin Eau potable, ses dangers au point de vue sanitaire… (1894)

Les filtres retiennent-ils les germes ? ou mieux : en retiennent-ils une assez grande quantité pour qu'on puisse considérer l'eau filtrée comme allégée d'une partie suffisamment appréciable de ceux qu'elle pouvait contenir ? A cette question, la réponse est à coup sûr affirmative, et l'on peut avancer que le meilleur filtre sera toujours celui qui en arrêtera le plus, abstraction faite de la qualité qui reste, comme je viens de vous le dire, la considération dominante.
En effet, Messieurs, il y a germes et germes. Nous ne sommes pas, Dieu merci ! en butte qu'à des germes pathogènes
Source : Gallica

Henri E Collin Eau potable, ses dangers au point de vue sanitaire… (1894)

Il y a là une erreur qu'il importe de relever, autant pour notre propre sécurité, que pour justifier les dépenses considérables qu'a entraîné et que pourrait éventuellement encore entraîner pour l'armée, l'établissement de filtres tels qu'ils fonctionnent dans les Places dépourvues d'eau de source. La vérité est qu'aucun filtre n'est parfait, dans le sens absolu du mot.
Source : Gallica

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