Résumé

L'empoisonnement par l'eau (1886)

“ La Seine, après avoir reçu une grande partie des ordures de Paris, reçoit là encore les souiilures du grand égout collecteur, de l'égout national, sans parler des canaux de fabriques qui dégorgent dans le fleuve des eaux ammoniacales et de nitrobenzine.
La Seine est devenue dépotoir.
Elle charrie un liquide tantôt brun, tantôt jaune et tantôt noir, mêlé d'amas de corps solides, des chats et des chiens crevés ; on ne sait quoi d'horribles nage sur la surface, entouré d'une écume blanchâtre bouillonnante, d'où se dégagent continuellement des bulles de gaz répandant une odeur infecte.
”
Source : Gallica

L'empoisonnement par l'eau (1886)

“ LA FILTRATION Pour échapper aux dangers continuellement suspendus sur notre tête on ne peut pas se condamner à boire toute sa vie des eaux minérales qui, précieuses pour un usage raisonné et pendant un temps limité, ne peuvent être que nuisibles par l'absorption ininterrompue. D'ailleurs les eaux minérales, tout en ne renfermant ni matières organiques ni plomb, sont loin d'être claires et pures. ”
Source : Gallica

L'empoisonnement par l'eau (1886)

“ Chaque goutte consommée, soit telle qu'elle, soit dans du vin, dans du lait falsifié, dans le potage, ou dans tout autre produit de l'alimentation, renferme des principes insalubres, certes infiniment atténués, mais qui, répétés très souvent, prennent place parmi les causes qui minent la santé et abrègent la vie, déjà aux prises avec bien d'autres ennemis, la vie qui, selon l'expression de Claude Bernard, n'est qu'une agonie prolongée. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature