Hippolyte Auguste Ranque, Mémoire sur l'insalubrité des eaux alimentaires de la ville de Nevers… (1884)
“ Vingt personnes et plus succombèrent ; si la crue des eaux ne fût survenue, la ville eût été ravagée. Au reste, il n'y a pas d'année où la fièvre typhoïde ne sévisse parmi nous. Les villes du voisinage sont presque absolument indemnes, tandis que chez nous cette fièvre constitue une endémie meurtrière qui chaque année emporte un certain nombre d'existences. Au moment même où j'écris, des cas nombreux existent, dont quelques-uns fort graves. Et s'il advenait une épidémie cholérique, chose non impossible, avec toutes ces déjections morbides, filtrant à la rivière, où en serions-nous ? ”
