Henri-Raymond Casgrain

Henri-Raymond Casgrain

Résumé

Portrait de Henri-Raymond Casgrain Henri-Raymond Casgrain Jules Livernois

Ce qu’il y avait de plus malheureux pour M. Livernois dans cette triste conjoncture, c’est qu’il devait une semaine de salaire à ses ouvriers, c’est-à-dire une somme de cent cinquante piastres. Dès que ceux-ci s’aperçurent de sa détresse, ils vinrent l’assaillir à mains armées dans l’espérance de lui arracher leur salaire, qu’ils le croyaient encore capable de payer. Il leur protesta en vain de son innocence et de son complet dénûment, ils lui mirent le pistolet sur la gorge. Cette scène se passait dans une cabane de mineurs où M. Livernois s’était réfugié.
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Portrait de Henri-Raymond Casgrain Henri-Raymond Casgrain Jules Livernois

Il était cependant encore loin d’être au bout de ses traverses ; de Panama, il lui fallait franchir l’isthme à pied, sous un ciel en feu, par des montagnes qui touchent aux nues, coupées de torrents, de savanes, de précipices qui semblent infranchissables.
Il se joignit à une troupe de mineurs qui s’en revenaient au Canada. La chaleur était si intense qu’ils furent obligés d’ôter leurs chaussures et de garder le moins de vêtements passibles.
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Portrait de Henri-Raymond Casgrain Henri-Raymond Casgrain Jules Livernois

Le lendemain, à peine le soleil levant avait-il dissipé les brouillards de la nuit et éclairé de ses rayons vermeils la cîme des palmiers et des cocotiers dont les parasols gigantesques s’étendaient au-dessus de leur tête, que nos voyageurs étaient sur la route, gravissant les pentes escarpées, arrêtés sans cesse dans leur marche pénible, par les buissons, les cactus, les aloès et les mille plantes rampantes et grimpantes que la nature intertropicale prodigue avec une exubérance dont la végétation de nos forêts primitives ne peut nous donner qu’une idée imparfaite.
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