M. Poussielgue

Résumé

M. Poussielgue Le Tour du monde

On fait apprendre par cœur aux écoliers la Constitution, et on les habitue à lire assidûment la vie des grands hommes qui ont honoré, illustré ou enrichi le pays.
Abandonnés à eux-mêmes avec un cheval et un fusil, accoutumés à de longues courses dans les bois et à garder les troupeaux la nuit, les enfants deviennent sérieux de bonne heure : il serait presque impossible de trouver, aux États-Unis, un homme et même une femme, ne sachant pas lire, écrire et compter. Il n’y a pas une cabane, si pauvre qu’elle soit, où l’on ne voie quelques livres et un journal politique.
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M. Poussielgue Le Tour du monde

Louisville, qui repose sur un plateau à pic à cent pieds au-dessus du fleuve Ohio, est grande et fort peuplée. De la promenade on a sous les yeux les chutes du fleuve, qui, large de plus d’un quart de lieue, se précipite à travers les rochers par mille rapides différents. Le palais de Justice et l’hôtel de ville sont deux édifices remarquables par leur étendue, leur hauteur, et surtout par le mauvais goût qui a présidé à leur construction.
Ce fait est général aux États-Unis, où l’architecture, comme les autres arts, est traitée de la manière la plus déplorable.
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M. Poussielgue Le Tour du monde

Le guide qui m’apprit ces détails et toutes les recherches inutiles qui avaient été faites, m’assura en outre qu’il fallait suivre pendant plus d’une heure pour y pénétrer une crête étroite, large d’un pied au plus, suspendue au flanc d’un rocher à pic au-dessus d’un abîme incommensurable, et que lui-même avait éprouvé un vertige affreux chaque fois qu’il s’y était hasardé.
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