“ Nous traversions Lexington, Arlington, tous les cercles de passé dont s’entoure Boston, les seules villes en Amérique où la première génération des choses d’Europe, les maisons semblables au Parthénon, les pommiers, les gazons, ait atteint la vieillesse. À gauche, au-dessus de mille étangs et d’églises en bois jaune, aidée par la brume, l’Histoire prenait son repos, satisfaite d’elle-même, et, à droite, les nuages nés de l’Océan appuyaient sans haine contre les nuages nés du ciel. ”
Lexington
Définition et enjeux
Citations sur “Lexington”
James Fenimore Cooper,
Lionel Lincoln
“ Toute la population mâle, depuis les flots de la baie de Massachusetts jusqu’aux eaux limpides du Connecticut, se leva en masse ; le cri du sang se fit entendre bien loin dans l’intérieur des terres, et les montagnes, les vallées, les grandes routes, les sentiers, tout fut couvert d’hommes armés qui se pressaient d’arriver sur le théâtre des la guerre. Quarante-huit heures après la fatale affaire de Lexington, ou calcule que plus de cent mille hommes étaient sous les armes, et près de vingt-cinq mille étaient réunis devant les péninsules de Boston et de Charlestown. ”
Athanase Cucheval-Clarigny,
Revue des Deux Mondes
“ Au début de la guerre de l’indépendance, un des premiers colons qui coururent aux armes pour venger le massacre de leurs concitoyens à Lexington fut Noé Grant, du Connecticut, qui servit bravement sous Washington et conquit le grade de capitaine... ”
Henry Lee, Historique des courses de chevaux… (1914)
“ En Amérique, Lexington. On se rend difficilement compte aujourd'hui, devant la foule qui, le dimanche, s'écrase à Longchamp ou à Auteuil, devant les guichets du Pari-Mutuel, du calme et de la bonne tenue des réunions d'autrefois. ”
James Fenimore Cooper,
Lionel Lincoln
“ Quand il apprit que les troupes du roi étaient venues à Lexington pour tout tuer et détruire dans le pays, il prit son mousquet et s’en alla avec les autres pour savoir de quel droit on massacrait les Américains. Il était jeune et plein d’ardeur, et il voulait être un des premiers à combattre pour les droits de son pays. La dernière fois que je reçus de ses nouvelles il était sur les hauteurs de Breeds, mais il n’en revint jamais, et l’on me renvoya les vêtements qu’il avait laissés dans le camp. ”
M. Poussielgue, Le Tour du monde
“ Toutefois, comme il n’y a rien absolument à y voir, le soir même nous reprîmes le chemin de fer pour Louisville, principale ville du Kentucky, à une distance de cent milles de Lexington. Le chemin de fer passe à Francfort, capitale de l’État. Cette ville ne compte pas plus de cinq mille habitants ; elle est bâtie dans une vallée profonde, entourée de rochers, sur le bord de la rivière Kentucky. ”
Cucheval-Clarigny,
Pierre Cartwright et la Prédication dans l’ouest
“ Les quelques mois que Cartwright passa à Lexington furent tout ce qu’il reçut d’éducation régulière. Qu’on ne croie pas cependant qu’il soit demeuré un homme illettré. Tous ses loisirs furent désormais consacrés à l’étude : il se faisait indiquer par les anciens ou les présidens de son district les lectures à faire en voyage ou pendant l’hiver, et il apprit ainsi seul, outre les langues mortes et la théologie, le droit, les mathématiques et la physique. ”
Léon Chotteau, La Guerre de l'Indépendance (1775-1783… (1876)
“ On sonna les cloches. Samuel Adams et Hancock étaient à Lexington lorsqu'un messager de Warren y arriva. La milice veillait. Pitcairn s'étant montré à la tête de l'avant-garde du détachement anglais, cria aux habitants de Lexington : ce Disperse, ye villains, ye rebels, disperse. Dispersez-vous; vous êtes des misérables, des rebelles, dispersez-vous. » Les miliciens peu nombreux (70) , mais pleins de courage, ne pouvaient ni résister, ni fuir. Pitcairn cria : « Feu ». Aussitôt i tombèrent les premiers martyrs de l'indépendance. ”
Pierre Flourens,
Éloges historiques
(1860)
“ Dans la nuit du 4 8 avril 1775 les troupes royales parties de Boston, après avoir eu un premier engagement à Lexington, se portèrent sur Concord ; mais bientôt, assaillies par une multitude furieuse, elles furent obligées de se retirer dans leur garnison. La famille de Madame Thomson était attachée au gouvernement par des emplois importants ; son mari, tout jeune qu'il était, en avait lui-même reçu quelques marques de confiance et de faveur. ”
Alphonse-Exupère Daniel, Notice sur les ruines et le collège des Bernardins de Paris (1886)
“ Le motif qui animait Etienne Lexington dans la fondation de ce collège, c'était sans doute de faciliter l'étude aux religieux de son Ordre ; mais c'était surtout pour échapper aux reproches d'ignorance, que leur adressaient les frères prêcheurs, mineurs (1) , et autree légistes, qui se targuaient de science; qui enseignaient dans les écoles, et prenaient les degrés dans les universités. Quoi qu'il en soit du motif, le pape l'approuva; c'est pourquoi il fut statué, au chapitre général de Cîteaux en 1245, qu'on établirait d'autres collèges dans l'ordre, au moins un dans chaque Province (2) . ”
“ Leicester entrait et serrait la main de Lichfield; puis Charles Mordaunt, comte de Peterborough et de Monmouth, l’ami de Locke, sur l’initiative duquel il avait proposé la refonte des monnaies; puis Charles Campbell, comte de Loudoun, prêtant l’oreille à Fulke Greville, lord Brooke; puis Dorme, comte de Caërnarvon; puis Robert Sutton, baron Lexington, fils du Lexington qui avait conseillé à Charles II de chasser Gregorio Leti, historiographe assez mal avisé pour vouloir être historien; puis Thomas Bellasyse, vicomte Falconberg, ce beau vieux ”
James Fenimore Cooper,
Lionel Lincoln
“ Bien que l’auteur de cet ouvrage admette franchement que Lionel Lincoln n’est pas ce qu’il espérait qu’il serait lorsqu’il commença sa tâche, il pense cependant qu’il n’est pas sans quelques droits à l’attention du lecteur. Les batailles de Lexington et de Bunker’s Hill et le mouvement sur Prospect-Hill sont aussi exactement décrits que pouvait le faire un homme qui n’avait pas été témoin oculaire de ces importants événements. ”
Henry St. John Bolingbroke, Lettres historiques, politiques… (1808)
“ Dieu sait si elle pourra vaincre le mal par le bien; mais on ne peut faire davantage, et personne, si ce n'est votre majesté, n'aurait eu la charité de faire autant. Les ordres donnés par le lord Lexington, et qu'il a plu à votre majesté il y a quelque temps de m'enjoindre de lui donner, concernant Gibraltar, ont été envoyés ”
Louis Grégoire, Géographie générale, physique, politique et économique (1876)
“ C'est un pays riant et fertile, ayant des mines de fer et de houille ; d'épaisses forêts dans les montagnes; au S., d'excellents pâturages où on élève des chevaux renommés, des bestiaux, des porcs; au N., des terres qui produisent des céréales, des fruits, du tabac; la température est douce; le climat salubre et agréable.— FRANKFORT, sur le Kentucky, n'a que 5,000 hab.; — Lexington, au S.-E., a une célèbre Université et fait un commerce actif; 15,000 hab. ; — Louisville, sur l'Ohio, est importante par son commerce de transit; 101,000 hab. ”
Charles Sainte-Foi, Revue des Deux Mondes
“ Là des villes florissantes, des villages ou des établissemens qui prospèrent, des hommes actifs et entreprenans, des routes, des canaux, des chemins de fer ; ici quelques villes éparses çà et là, et rompant, à de longs intervalles, la monotonie des forêts et du désert ; une population paresseuse ou sans énergie, quelques routes négligées ou mal entretenues, et un seul chemin de fer qui conduit de Lexington à Francfort. D’où vient cette différence ? Au nord, la terre est travaillée par des mains libres ; au sud est l’esclavage. ”
François-René de Chateaubriand,
Œuvres complètes
“ Des relais de malles-poste sont montés de Washington à Pittsbourg ; distance, deux cent vingt-six milles ; ils seront bientôt établis jusqu’à Saint-Louis du Mississipi, par Vincennes, et jusqu’à Nashville, par Lexington, Kentucky. Les auberges sont bonnes et propres, et quelquefois excellentes. Des bureaux pour la vente des terres publiques sont ouverts dans les États de l’Ohio et d’Indiana, dans le territoire du Michigan, du Missouri et des Arkansas, dans les États de la Louisiane, du Mississipi et de l’Alabama. ”
Ludovic de Contenson, La Société des Cincinnati de France et la guerre d'Amérique… (1934)
“ Le 5 juin, les délégués assistèrent à l'Assemblée triennale de Boston où figuraient également cinq délégués pour chacune des treize Sociétés d'Etat. Il serait trop long de détailler les banquets et réceptions qui accompagnèrent le séjour de la délégation à Boston et à New York, ainsi que les excursions conduites dans divers lieux historiques rendus célèbres, comme Lexington, par la guerre de l'Indépendance. Ce récit du voyage a d'ailleurs été écrit par le baron de La Vernette, secrétaire général de la Société et se trouve aux archives de l'Association. ”
Gustave Ducoudray, Histoire générale de 1610 à 1875… (1883)
“ Le gouverneur frappa la ville d'interdiction (1774) . Le pays soutint la résistance de Boston. Un congrès, réuni à Philadelphie, formula une déclaration des droits fondée à la fois sur les lois immuables de la nature, sur les principes de la constitution anglaise et sur les chartes du pays. La guerre commença. Washington. — Encouragés par un premier succès à Lexington (1775) , les Américains formèrent des milices qui, au nombre de trente mille hommes, vinrent assiéger le général Gage dans Boston. Mais ces milices ne pouvaient s'appeler une armée. ”
Henri Briand, Tableaux synoptiques de l'histoire de l'Europe et particulièrement de la France… (1884)
“ Les Américains eurent d'abord l'avantage et battirent à Lexington (1775) un détachement anglais ; — mais leurs tentatives pour faire s'insurger le Çanada échouèrent : ils furent repoussés devant Québec, où périt leur général Montgomery; — la prise de Boston, par Washington (1776) , n'était pas une compensation suffisante. Cinquante députés, réunis à Philadelphie (1776) , sous la présidence de Jefferson, rompirent les derniers liens qui les attachaient à la mère patrie, en déclarant les treize colonies libres et indépendantes sous le nom de Confédération des États-Unis d'Amérique ”
Léon Chotteau, La Guerre de l'Indépendance (1775-1783… (1876)
“ Aux sept morts s'ajoutaient neuf blessés. Les Anglais poursuivirent leur marche sur Concord, séparé de Lexington par une distance de six milles. Des habitants de plusieurs communes voisines s'étaient joints aux citoyens de Concord. A l'approche de l'ennemi, on escalada une colline qui domine la ville. On tint conseil. L'enthousiasme suppléait au manque d'organisation ; les chefs, qui promettaient de donner l'exemple de l'intrépidité, étaient les colonels Barrett, Robinson, Pierce et Brooks, le.major Buttrick, les capitaines Davis, Brown, Miles, Barrett et Smith. ”
Alphonse-Exupère Daniel, Notice sur les ruines et le collège des Bernardins de Paris (1886)
“ Lexington supporta cette disgrâce imméritée avec courage et dignité (1) , et se retira dans l'abbaye d'Orcamp, près de Noyon, où il mourut en simple religieux, en l'an 1264, après avoir été nommé évêqueen Angleterre, par le pape Innocent IV, qui dans cette circonstance, comme en plusieurs autres, prit toujours la défense de l'opprimé. Attitude d'ailleurs constante chez les Papes, et un de leurs plus beaux titre de gloire. En effet, on les a toujours vu prendre la défense. du faible et de l'opprimé, contre le fort et l'oppresseur. ”
Alphonse-Exupère Daniel, Notice sur les ruines et le collège des Bernardins de Paris (1886)
“ On peut dire encore que Guillaume, évêque de Paris n'avait aucun motif de bâtir une chapelle pour des religieux rég'uliers. et d'autre part, Lexington, grand seigneur, fils de grand seigneur, frère de grands seigneurs, riche de biens de famille dont il avait conservé l'usage quoique religieux, qui avait fondé le collège des Bernardins de ses propres deniers, qui l'entretenait de même « scliolam parisien sem initiavit, et initiatam sustentaverat. Math. Paris, anno 1254. » ”
Alcide d' Orbigny, Voyage pittoresque dans les deux Amériques… (1836)
“ VIRGINIE, l'un des plus anciens Etats et des plus grands de l'Union, au N. delà Pennsylvanie, embrasse huit degrés en longitude et quatre en latitude, avec diverses zones dont chacune a son caractère. Dans les vallées et sur le littoral, c'est la nature des tropiques qui domine, sur plateaux plus élevés, les cultures changent et rapprochent de celles des latitudes plus élevées Dans aucun Etat, les paysages ne sont plus agrestes, les sites plus délicieux. On remarq surtout en ce genre le pont naturel du ruisseau du Cèdre, situé à douze milles au-dessous de Lexington. ”
Jules Verne,
Le testament d'un excentrique
(1899)
“ Mammoth Caves ! — qu'il possède de grandes villes industrielles sur les bords de l'Ohio, et des houillères dans la région des Alleghanys, elle aurait toujours répondu : Ma^^q^îj^aves ! Évidemment hyp- i;, notisée par ces fameuses grottes, Jovita Foley ne songeait pas plus à Covington et à Newport qui sont les deux faubourgs kentuckyens de Cincinnati, déjà visités par Crabbe et John Milner, qu'à Middlesborough, ville naissante qui se prépare à devenir une grande cité, qu'à Francfort, la capitale actuelle de l'État, ou qu'à Lexington, l'ancienne capitale. ”
Jules Leclercq, Un été en Amérique, de l'Atlantique aux Montagnes-Rocheuses… (1886)
“ La lanterne que je voyais briller comme un phare au-dessus du dôme du Capitole acheva de dissiper mes doutes. La ville fédérale est éparpillée sur un immense espace de terrain, dont plus de la moité attend encore des rues et des maisons, car on a fidèlement conservé les limites de l'enceinte qui avait été primitivement tracée par le père de la patrie. Cette enceinte a près de deux lieues de longueur et une lieue de largeur. Il y a là de quoi loger une population égale à celle de New-York. Or, la population de Washington ne dépasse guère celle de Genève. ”
Élisée Reclus,
L’Homme et la Terre
“ Même en 1800, alors que le noyau primitif des treize colonies fédérées s’était augmenté de quelques unités, la bande de territoire s’étendant des Grands Lacs au golfe du Mexique et formant aujourd’hui les neuf États, Wisconsin, Michigan, Illinois, Indiana, Ohio, Kentucky, Tennessee, Mississippi, Alabama, n’avait guère que 400 000 habitants blancs, dont plus de la moitié étaient établis le long de la rive gauche de l’Ohio. La population de ces mêmes États dépasse maintenant 24 millions d’individus, forme donc près du tiers de la république Américaine. ”
Élisée Reclus,
Le Mississippi, études et souvenirs
“ Déjà le centre de population de la république fédérale se trouve sur les bords de l’Ohio et se rapproche continuellement de l’ouest. En même temps le commerce, l’industrie, la richesse, se déroulent, comme la population, le long des rives de l’Ohio, vers ce point de croisement où l’Ohio, le Missouri et le Haut-Mississipi viennent se rencontrer, et vers lequel les grands lacs du Canada, véritable Méditerranée de l’Amérique du Nord, projettent comme un golfe les eaux du Michigan. Aujourd’hui la population de la plaine du Mississipi est de quatorze millions d’habitans ”
Jules Leclercq, Un été en Amérique, de l'Atlantique aux Montagnes-Rocheuses… (1886)
“ Cette surveillance assidue, renouvelée des Romains, remonte au temps où l'esclavage florissait en Amérique; pour ma part, j'y trouve une tyrannie intolérable : je n'aime rien tant que de manger et boire librement et sans contrôle, et j'éprouve une certaine gêne à voir un homme noir se résigner à faire ce qu'un blanc ne voudrait faire à aucun prix. Philadelphie est la seconde ville de l'Union sous le rapport de la population. Elle n'a pas moins de huit cent mille âmes, et elle couvre une superficie plus considérable que celle de New-York. Londres seule la dépasse en étendue. ”
Élisée Reclus,
Revue des Deux Mondes
“ Les forces du nord avaient, il est vrai, conquis Nashville, capitale du Tennessee, et la Nouvelle-Orléans, métropole du sud, elles s’étaient emparées de Norfolk, des côtes de la Caroline du nord, de l’archipel de Port-Royal et du fort Pulaski; mais la grande armée du Potomac s’était fondue presque tout entière devant Richmond, et les confédérés reprenaient l’offensive contre Washington. ”
Élisée Reclus,
Le Mississippi, études et souvenirs
“ Les premiers colons s’établirent tous sur les rivages de l’Atlantique, au pied de la chaîne des Alleghanys, dans une étroite zone qui, par suite de sa grande longueur, se partagea tout naturellement, comme l’Italie, en plusieurs états distincts, et fit à ses habitans une nécessité géographique de l’organisation fédérale. Quand les Américains fondèrent la ville de Washington pour en faire la capitale commune des états indépendans, c’était là que se trouvait en effet le vrai centre de population de la république ”
Élisée Reclus,
L’Homme et la Terre
“ Le mouvement de la population a dû se porter à côté de l’obstacle et du canal qui le contourne, et Louisville a grandi au détriment des villes du cours inférieur de l’Ohio. Il s’est substitué pour une bonne part comme nœud vital au confluent du Mississippi et de l’Ohio, qui, d’après les simples indications de la carte, semblerait devoir être le point central de peuplement dans le bassin de l’Ohio inférieur. La nature s’y opposait. ”
