Résumé

Portrait de Honoré Beaugrand Honoré Beaugrand Anita: Souvenirs d'un contre-guérillas

Il est permis à vos gens de m'accuser d'espionnage quand vous savez que je ne puis apporter aucune preuve pour me défendre. Je connais les lois de la guerre pour les avoir plusieurs fois exécutées moi-même sur l'ordre de mes supérieurs. Je ne suis pas un espion, mais il m'est probablement impossible de vous le prouver. Les raisons qui m'ont porté à entreprendre le voyage de Salinas sont d'une nature tout à fait pacifique; je vous en donne ma parole de soldat.
Source : Gutenberg

Portrait de Honoré Beaugrand Honoré Beaugrand Anita: Souvenirs d'un contre-guérillas

Rien n'y manquait; j'en étais quitte pour une légère blessure à la main droite. J'avais la jointure de l'annulaire emportée par une balle française, sans soute, durant la course échevelée que m'avaient fait prendre mes amis les Chinacos. Je regardai autour de moi et je vis, non sans quelque satisfaction, que mes gardiens du matin étaient mes prisonniers du soir. Mes deux Juaristes étaient solidement liés aux roues d'une voiture du train qui accompagnait l'escadron de Chasseurs d'Afrique à qui je devais la liberté.
Source : Gutenberg

Portrait de Honoré Beaugrand Honoré Beaugrand Anita: Souvenirs d'un contre-guérillas

Je tenais à voir mon Anita, et Salinas était à une distance de dix bonne lieues de Monterey. Je n'avais que vingt-quatre heures d'avance, sur la colonne, et il m'était tout à fait impossible de penser à faire 30 lieues en un jour sur mon cheval qui était déjà fatigué, et de pouvoir reprendre ensuite la route avec mes compagnons d'armes.
J'étais furieux de ce contretemps, quand je me rappelai fort à propos que j'avais une cinquantaine de dollars dans mes goussets. A Monterey, un bon mustang s'achète et se vend pour deux onces d'or.
Source : Gutenberg

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