Résumé

Jean-Baptiste Landriot Discours pour le 200e anniversaire de la mort de saint Vincent de Paul prononcé à Paris… (1860)

Dieu c'est tout dans le corps, dans l'âme, dans la vie de la nature et de la grâce ; Dieu, c'est tout dans les événements de la vie. Aveugles que nous sommes! nous faisons attention au grain de sable qui se déplace de quelques pieds sur les bords de la mer, à ces herbes à moitié flétries qui voudraient se redresser fièrement au milieu de la tempête, et nous ne songeons pas à la puissance de cet Océan qui revient, ou plutôt qui ne revient pas, parce qu'il ne s'en va jamais, de cet Océan qui d'un seul bond va détruire toutes les combinaisons du grain de sable et de l'herbe flottante.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Landriot Discours pour le 200e anniversaire de la mort de saint Vincent de Paul prononcé à Paris… (1860)

On oublie que Dieu est plus présent, plus agissant partout, que l'air dans notre poitrine : on oublie que tous les efforts des hommes sont devant lui comme cette petite fourmi que vous rencontrez sur votre chemin, quand il vous arrive de vous baisser par hasard : vous la voyez se dresser, il semble qu'elle porte le monde ; prenez une autre paille, et du plus léger choc, vous allez détruire toutes ses combinaisons. Mais n'anticipons pas sur ce sujet : bornons-nous à constater pour le moment cette présence et cette action toute-puissante de Dieu dans son empire.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Landriot Discours pour le 200e anniversaire de la mort de saint Vincent de Paul prononcé à Paris… (1860)

Le monde et tout ce qui s'y agite ont donc un mouvement continuel qui vient de Dieu, mouvement qui s'étend à tout, qui se mélange à tout, qui entre en combinaison avec tous les mouvements particuliers; mouvement si universel, qu'il accompagne même l'acte du péché en tant qu'il est acte, et ne laisse à l'homme que la propriété de ce qui est déréglé. Ce mouvement est si constant, si réel, si énergique, que saint Thomas ne craint pas de dire qu'il est semblable à celui que l'âme communique au corps et qu'il devient comme la vie de l'univers, est quasi quœdam vita universi (3) .
Source : Gallica

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