Résumé

Jean Claude Fontaine Réfutation de la nécessité et du fatalisme… (1783)

Dans tous les cas, où il est moralement contradictoire de ne pas vouloir, la puissance de non vouloir, est toujours inefficace ; Or, cela n'est pas étonnant; C'est que la raison de non vouloir, n'étant pas une raison, mais la négation des raisons de vouloir, dès qu'il y a des raisons de vouloir, peut - il y en avoir de non vouloir ? Vous voyez par-là, Ariston, que l'impossibilité morale qu'il y a, qu'un être libre , dans certaines circonstances, n'exerce pas la puissance qu'il a de non vouloir, n'est autre , que la puissance de vouloir, jointe aux raisons de l'exercer.
Source : Gallica

Jean Claude Fontaine Réfutation de la nécessité et du fatalisme… (1783)

Dieu n'a pu créer l'homme , que dans le dessein de le rendre heureux: Sa bonté feule a pu y déterminer sa puissance : Or sûrement les crimes de l'homme n'anéantiront pas les vues d'un Dieu infiniment bon. Il trouvera dans sa sagesse, le grand, le merveilleux secret, que lui seul pouvoit trouver , de concilier la plus frappante des contradictions ; Il saura PARDONNER & PUNIR à la fois, tous les crimes du Genre Humain ; Et c'est dans un individu, qui RÉPRÉSENTERA LUI SEUL l'espece humaine entiere, qu'ils feront à la fois pardonnés & punis.
Source : Gallica

Jean Claude Fontaine Réfutation de la nécessité et du fatalisme… (1783)

Ce que nous prenons
pour la volonté, ou la volition de quelque chose, n'est autre que le sentiment de ce que nous sommes actuellement; Et par conséquent, la liberté reste toujours une pure chimere.
CHRYSANDRE. Convenez encore ici, Ariston, que je suis de bonne foi , avec les Nécessitans ; Je leur passe tout ce qu'ils veulent ; Ils demandent que nos déterminations soient liées !
Source : Gallica

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