Résumé

L'Europe sauvée par les Anglais… (1814)

M. Pitt est le plus habile ministre de l'Europe; mais il a fallu que les vents d'une part et l'amiral Nelson de l'autre en fournissent la preuve. L'Angleterre triomphe : c'est un véritable coup de parti pour tous les gouvernements s'ils ne s'amusent plus à jouer avec la révolution.
Sur quoi peut-on supposer que la paix deviendrait le tombeau de la république française ? La paix lui permet de respirer, de mettre de l'ordre dans ses finances, ordre dont elle sent la nécessité, dont elle voit les moyens, mais que la force et la promptitude des événenements ne lui laisse pas le temps d'employer.
Source : Gallica

L'Europe sauvée par les Anglais… (1814)

Encore une fois elle est impossible. Les rois sont à la république française ce que la république française est aux rois ; c'est-à-dire un sujet continuel de méfiance, de haine et de guerre. Point de république ou point de rois, voilà comment la paix doit un four se faire.
Supposons maintenant que la guerre continue : rien n'est si facile que d'en prévoir le résultat.
La première coalition avait un but contraire à la justice et aux intérêts des rois qui la composaient; elle a découragé les royalistes français, et a été dissipée par l'intrigue et par la force.
Source : Gallica

L'Europe sauvée par les Anglais… (1814)

Et vous croyez que les Rois que vous avez menacés de la honte, des supplices, de la mort, vont trembler devant cette levée de conscrits qui a augmenté vos embarras en diminuant vos forces ? et vous croyez qu'ils sont encore assez aveuglés pour ne pas voir que du moment que vous souhaitez la paix , c'est que vous craignez la guerre? Votre insolence dans les succès a trop appris à l'Europe que la peur ou la perfidie pouvaient seules vous donner de la modération... Si vous avez peur, les Rois sont enhardis et ne doivent pas vous accorder la paix
Source : Gallica

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