Résumé

Giovanni Bovio La France. Traduit de l'italien… (1883)

Quel peuple n'a pas ces défauts au même degré? Pour l'Allemand il n'y a qu'une nation au monde, la sienne ; pour l'Italien, c'est l'Italie ; pour l'Anglais, c'est l'Angleterre; pour l'Américain, c'est l'Amérique; pour l'Espagnol, c'est l'Espagne et pour le Français, la France. C'est une étrange faiblesse que de se glorifier de sa nationalité au mépris de toutes les autres.
Source : Gallica

Giovanni Bovio La France. Traduit de l'italien… (1883)

Ce siècle qui depuis Hegel, Napoléon Ier et Wolfgang Goethe, jusqu'à Darwin, Garibaldi et Victor Hugo a défié les plus hauts sommets de la pensée, de l'action et de l'art et qui a vu l'effet suprême de ces trois forces combinées — le pape découronné — ce siècle ne peut pas supporter un seul instant le bavardage des gens médiocres, quel qu'en soit le ton et en quelque lieu qu'il se produise. Seul le génie qui prend rapidement son essor peut se réclamer de ce siècle qui dévore les distances.
Source : Gallica

Giovanni Bovio La France. Traduit de l'italien… (1883)

Telle est la question, honorés messieurs, la seule qui peut avoir déterminé la conduite de l'Europe à l'égard de la France.
Ces aimables et frivoles prétendants, qui ne dépassent pas d'un cheveu le niveau de la foule et qui n'ont aucun titre à l'estime de la France, ne peuvent avoir fait grand mal à votre république ; ils seraient dignes de la couronne, s'ils avaient su déchirer leur cocarde ; il convient de regarder au coeur même de la république pour y trouver ces couches adipeuses qui suspendent la vie ou transforment l'adolescence en sénilité.
Source : Gallica

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