Résumé

La Question espagnole en 1869

Ce n'est pas aux masses qu'appartient le soin d'imprimer la direction aux esprits; c'est au gouvernement lui-même, on n'est gouvernement qu'à ce titre; et pour l'être avec dignité et profit pour la nation, il doit sortir d'un provisoire qui se prête à toutes les interprétations, et maintient le pays dans une funeste effervescence.
République ou Monarchie, voilà le redoutable problème à résoudre promptement : au fond le nom importe moins que les hommes ; c'est l'impulsion en elle-même qu'il faut considérer dans ses moyens, dans ses tendances et dans son but.
Source : Gallica

La Question espagnole en 1869

Restauration ou république, tel est le cri qui s'échappe du sein des masses agitées, à la recherche d'un avenir inconnu et prêtes à s'entre-déchirer par la guerre civile. Isabellistes, Carlistes, Progressistes, Ultramontains, Socialistes, Démocrates, Républicains, tous semblent se préparer à une lutte suprême pour la conquête du pouvoir, sans parler des afrancesados qui n'existent plus depuis un demi-siècle, mais dont on se plaît à remuer les cendres par un souvenir posthume d'implacable rancune.
Source : Gallica

La Question espagnole en 1869

Sous le ciel privilégié de l'Espagne, l'œuvre d'un gouvernement définitif, à la fois ferme et modéré, peut produire d'immenses résultats; car l'Espagne, pour se sentir heureuse et se croire satisfaite, a besoin de quelque chose de plus que des bénédictions et des coups de fusil : il faut avoir le sentiment réel de la patrie.
Source : Gallica

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