Résumé

Le livre rouge . Conclusions du Mémoire Madrolle… (1830)

Pas de sitôt, sans doute : la piété du Roi et des princes qui l'entourent, leur obstination à tenir un serment, en dépit de Rome et de Joson, leur amour pour ce qu'on nomme le peuple, sont autant d'obstacles à la réforme. Sans doute ce n'est pas à l'école de M. Tharin que l'enfant du miracle lira l'histoire édifiante des galanteries de Louis XV, qui, lui aussi, fut l'enfant du miracle. Mais tout cela recule nos espérances sans les détruire. Les rois ne se ressemblent pas
Source : Gallica

Le livre rouge . Conclusions du Mémoire Madrolle… (1830)

Le peuple a parlé de ses droits, il s'est instruit par la lecture des journaux, on lui a fait accroire qu'un roturier est un homme : on lui a dit, et il le croit, que le sang du vilain est aussi noble et de même couleur que celui du grand seigneur : il est persuadé que le génie et le talent ne sont plus exclusivement le partage de la noblesse : enfin il croit que le champ qu'il laboure est à lui, tout comme sa femme et ses enfans.
Source : Gallica

Le livre rouge . Conclusions du Mémoire Madrolle… (1830)

L'Etat c'est moi, disait le Roi-modèle; c'est comme s'il eût dit : l'Etat est ma propriété, les Français mes esclaves. Certes la France est un beau domaine ; la révolution en a doublé le revenu pendant l'absence du maître ; ses fermiers ne peuvent pas trouver mauvais qu'on exige les arrérages et les intérêts échus, sans préjudice du courant.
Source : Gallica

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