Résumé

Victor de Vautré Lettres adressées à M. le maréchal Soult… (1831)

Il y a des gens si légers, si crédules, qu'on leur persuaderait aisément que quelqu'un a emporté dans ses poches les tours de Notre-Dame.
Ils répondraient seulement que le voleur devait être un sorcier. Si le président du conseil de guerre, qui jugea les prisonniers de Grenoble, eût ôté la parole au défenseur officieux, quelqu'ignorant qu'il pût être des lois et des formes de la justice, il n'aurait pas manqué sans doute
d'en tirer parti, et aurait eu beau jeu pour gagner son procès.
Source : Gallica

Victor de Vautré Lettres adressées à M. le maréchal Soult… (1831)

A M. LE MARECHAL SOULT, DUC DE DALMATIE, MINISTRE DE LA GUERRE.
Le 31 mars 1831.
MONSIEUR LE MARÉCHAL,
Si j'ai été extrêmement surpris de ne pas voir mon nom sur le tableau d'activité, tous mes camarades, qui me connaissent bien , en ont encore été plus étonnés et plus indignés que moi ! tous croient que c'est l'effet d'une erreur, tous me poussent à vous écrire pour la rectifier, ce que d'abord, par orgueil, je ne voulais pas faire.
Source : Gallica

Victor de Vautré Lettres adressées à M. le maréchal Soult… (1831)

Demandez, monsieur le ministre, à vos compatriotes? ils vous diront tous que ce fut un miracle : jusqu'à Didier lui-même qui le disait, le répétait au général Donnadieu, et de plus le croyait. Trompé dans tous ses calculs, ses sentimens religieux lui faisaient voir la main divine là où je ne trouvais rien que de très-naturel. Certainement, Dieu m'aurait fait trop d'honneur de se servir du bras d'un incrédule de ma sorte pour opérer des miracles.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature