Louis Eudore Deladreue

Résumé

Louis Eudore Deladreue Notice sur M. Charles Delacour… (1883)

Le onze février mil huit cent quatre-vingt-trois, la ville de Beauvais voyait s'éteindre une existence bien digne et bien méritante. Le trépas avait atteint un ancien magistrat aussi intègre qu'éclairé, un naturaliste distingué sachant admirablement allier la science la plus éminente avec une simplicité charmante.
Cet homme de bien, cette intelligence d'élite, c'était l'ancien Président de la Société Académique de l'Oise, c'était le Président honoraire de la Société d'Horticulture de Beauvais, c'était le vénérable M. Charles Delacour.
Source : Gallica

Louis Eudore Deladreue Notice sur M. Charles Delacour… (1883)

Après une existence si bien remplie, comme l'a dit avec tant d'à-propos M. le président Froment, si utile, et dont la simplicité seule égalait le mérite, devait venir l'heure du repos, de ce repos que Dieu réserve au juste et à l'homme de bien. M. Delacour la vit arriver avec ce calme que donne la conscience du devoir accompli, et la résignation qu'inspirent au chrétien sa foi et la fermeté de ses convictions religieuses. Il resta jusqu'à la fin l'homme que vous avez connu, l'homme au cœur d'or, rempli de bienveillance et d'affabilité pour tous.
Source : Gallica

Louis Eudore Deladreue Notice sur M. Charles Delacour… (1883)

L'amour de la botanique conduisit naturellement M. Delacour à la passion de l'horticulture. Il aimait, dit son panégyriste M. Bodin, à transplanter dans son jardin de Basset les plantes rares recueillies dans ses herborisations. Il les soignait et les visitait comme de vieilles connaissances, lui rappelant ses excursions; il les multipliait, mais ne se décidait à en donner qu'à ceux qu'il savait n'être pas des profanes.
Source : Gallica

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