Résumé

Paul Fliche Etude sur J.-B. Mougeot, sa vie et ses travaux… (1880)

Non-seulement, Mougeot étudiait la nature, mais, supérieur en cela à beaucoup de naturalistes et des plus célèbres (1) , il en sentait la beauté et il l'aimait. Il a cherché, dans ses Considérations sur la végétation des Vosges, à faire passer quelque chose de ses sentiments dans l'âme du lecteur, sans y réussir, parce que son style, ainsi que cela arrive aux plumes peu exercées, gardait de ce qui, en littérature, avait pu faire l'admiration de la jeunesse, les défauts sans retenir les qualités.
Source : Gallica

Paul Fliche Etude sur J.-B. Mougeot, sa vie et ses travaux… (1880)

Combien d'intelligences peuvent devenir aussi stériles que l'instrument dont parle le grand physiologiste si elles ne sont mises en œuvre par une volonté ! Cherchons donc par notre action sur les jeunes générations à former des hommes dans toute la rigueur du mot ; travaillons aussi en nous-mêmes à ce perfectionnement moral et intellectuel auquel l'Évangile ne donne d'autre borne que l'infini. Nous assurerons à la patrie de bons citoyens, à l'édifice de la science des ouvriers qui lui apporteront leur pierre, grande ou petite, mais toujours solide et bien travaillée
Source : Gallica

Paul Fliche Etude sur J.-B. Mougeot, sa vie et ses travaux… (1880)

« Il faut savoir servir son pays jusqu'aux derniers instants de sa vie (1) », disait-il quelques années avant sa mort. Et ce n'était point, comme cela arrive trop souvent, une vaine parole.
Depuis les invasions de 1814 et 1815, pendant lesquelles il rendit à la ville de Bruyères des services dont une récente et douloureuse expérience nous a appris à connaître le mérite, jusqu'à son dernier jour il ne cessa, dans diverses commissions, dans les conseils de la commune, du département et de l'Université (2) , de s'occuper avec passion de tout ce qui concernait les Vosges et la région lorraine.
Source : Gallica

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