Résumé

M. Treub Revue des Deux Mondes

On a fait parfois la réflexion qu’un jardin de ce genre, si grand et si riche qu’on le suppose, ne saurait pourtant donner à lui seul une idée réelle de ce qu’est la végétation d’une forêt vierge, cet irrésistible attrait du scrutateur de la nature vivante. L’observation est des plus justes ; seulement on oublie qu’à Java, comme ailleurs sous les tropiques, l’état primitif et la civilisation se coudoient. A Buitenzorg, demeure des vice-rois, une simple excursion d’un, de deux ou trois jours transporte le botaniste en pleine forêt vierge, tant celle-ci est proche.
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M. Treub Revue des Deux Mondes

Il importe d’insister sur cette vérité, parce qu’il y a toujours chez les agriculteurs une tendance à ne pas distinguer un jardin botanique d’une station agronomique ou d’un jardin d’essais. Cette erreur est excusable chez des personnes qui, ne comprenant pas le festina lente de la science, voudraient toujours des réponses immédiates aux questions de pathologie et de physiologie végétales, posées par eux dans l’intérêt d’une culture spéciale à laquelle ils s’adonnent.
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JARDIN BOTANIQUE TROPICAL Naguère, dans un discours solennel, le recteur d’une des plus grandes universités de l’Europe a mis en cause les jardins botaniques. L’orateur, célèbre phytophysiologiste, reproche à ces jardins de ne plus être au niveau de la science botanique d’aujourd’hui. Collections de plantes officinales au moyen âge et jusque vers le milieu du XVIe siècle, les jardins botaniques devinrent depuis cette époque de véritables institutions scientifiques. Abandonnant la spéculation pure, l’intérêt se reporta sur les êtres vivans eux-mêmes et avant tout sur les végétaux.
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