Louis d' Osseville

Résumé

Louis d' Osseville Trois jours à Frohsdorf (1868)

Là règne l'unité la plus rigoureuse et la plus diversifiée. Des fenêtres, l'oeil plonge sur le parc réservé où vous contemplez vivants les beaux animaux dont vous venez d'admirer les dépouilles. Sauf les cas de chasse, le Prince ne reçoit personne dans cet asile; c'est là qu'il se retire quand il veut plus particulièrement se livrer au travail.
Il est un pieux pélerinage que l'on fait en visitant Pitten. A quelques cents mètres de là, dans une partie de chasse, est tombé subitement mort, dans les bras de Monsieur le Comte de Chambord, M. le comte de La Ferronnays, à la fleur de l'âge.
Source : Gallica

Louis d' Osseville Trois jours à Frohsdorf (1868)

Il daignait apprécier avec son coeur un homme dont l'inflexible droiture n'avait jamais suivi qu'une seule ligne ni admis qu'un seul principe. Je n'entrerai pas dans d'autres détails. Le Prince sait dire les choses les plus aimables avec beaucoup de bonne grâce et de dignité. J'ai pu apprécier ces rares qualités qui charment tous ceux qui ont l'honneur de l'approcher.
Les portraits de Monsieur le Comte de Chambord sont connus de tout le monde; ils sont généralement ressemblants. Mais, ce que la photographie ne peut rendre, c'est la beauté de sa physionomie à la fois digne et animée
Source : Gallica

Louis d' Osseville Trois jours à Frohsdorf (1868)

Dans cette nature d'élite, l'on ne peut découvrir que noblesse et vérité. C'est cet amour de la vérité qui explique la prudence extrême qui le guide dans ses actions, qui inspire ses paroles et ses écrits. Cette qualité est assez rare dans la position de Monsieur le Comte de Chambord, pour que l'on veuille bien ne pas la prendre pour un abonnement à l'exil, qui n'est pas plus dans son caractère que la soif des crises et l'esprit de bouleversement.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature