Résumé

Marie-Charles du Chilleau Correspondance de M. le marquis Du Chilleau…

J’ai eu l’honneur de vous rendre compte, par ma Dépêche, No. 36, des motifs qui m’avaient déterminé à promulguer une Ordonnance pour l’introduction des farines étrangères ; l’expérience en a démontré l’utilité ; sans cette mesure la Colonie eût manqué totalement de farine pendant dix ou douze jours, et il est notoire que la petite quantité qui en a été importée jusqu’à présent par les étrangers, le peu que l’on doit en espérer de France avant le mois de Décembre, nécessitent la prorogation de cette même Ordonnance du 31 Mars.
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Marie-Charles du Chilleau Correspondance de M. le marquis Du Chilleau…

C’est conformément à la lettre de M. le Maréchal de Castries du mois de Novembre 1784, de prendre l’avis de la Chambre du Commerce du Cap et même des Négocians du Port-au-Prince. Je ne suis point éloigné d’une prolongation de la permission, et leur avis pourra achever de me déterminer. C’est pour lever nos propres doutes, que Sa Majesté a jugé à propos d’ordonner que nous prissions leurs avis.
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Marie-Charles du Chilleau Correspondance de M. le marquis Du Chilleau…

En permettant donc aux Américains de concourir à cette introduction, c’est en même-tems introduire l’abondance sans nuire au Négociant ni au Consommateur.
M. de Marbois vous écrira, sans doute, particulièrement sur cet objet. Peut-être qu’il vous exposera des motifs, qu’il aura voulu me laisser ignorer, ou bien ceux qui n’ont pu me persuader. Mais dans tous les cas, Monseigneur, je pense que les vivres ne sauraient être trop près des hommes qui doivent les consommer ; que les Colons ne doivent pas toujours attendre leur subsistance uniquement des Négocians de la Métropole.
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